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07.02.2002 - DETEC

Gaz à effet de serre : niveau élevé mais stable (Ce n'est pas la production d'électicité, en Suisse, qui est responsable. Ce communiqué du DETEC le démontre bien ! - Alors pourquoi nous faire croire que la construction de quelques éoliennes sur les Crêtes du Jura permettra à la Suisse de respecter les accords de Kyoto ? - Politique alibi !)

En l'an 2000, les transports routiers suisses ont émis nettement plus de gaz à effet de serre que dix ans auparavant (+ 13%). En revanche, le secteur des services, les ménages et lagriculture ont enregistré une diminution (- 9 à - 10% pour chaque secteur). Dans lindustrie et dans le domaine de l'élimination des déchets, les émissions nont pas beaucoup varié (- 1 à - 2%). Au total, les quantités émises sont restées stables en Suisse entre 1990 et 2000, avec un volume d'environ 53 millions de tonnes. Ces résultats sont tirés de linventaire des émissions de gaz à effet de serre, tenu par lOFEFP.- 10%).
Linventaire recense les émissions de dioxyde de carbone (CO2), de méthane (CH4), de protoxyde dazote (N2O) ainsi que de gaz synthétiques (HFC, PFC, SF6). Lévolution des différents gaz varie dun secteur à lautre. Dans lindustrie, on assiste à une diminution des émissions de CO2 mais à une augmentation de celles de gaz synthétiques. Dans le secteur des transports, ce sont surtout les émissions de CO2 qui ont augmenté, alors quelles ont nettement diminué pour les services et les ménages. Dans lagriculture, les réductions des émissions de méthane et de protoxyde dazote contribuent dans la même mesure à la diminution générale.
CO2 : 83% des émissions
Le CO2 est de loin le gaz à effet de serre le plus important pour la Suisse : sa part aux émissions totales est de 83% et n'a pas varié depuis 1990. Plus dun tiers des émissions de CO2 sont dues au trafic routier. Les ménages (chauffage) arrivent en deuxième position avec un quart des émissions.
Le méthane arrive en deuxième position. Sa part au volume total des émissions est de 9% environ. Près de deux tiers des émissions proviennent dans ce cas de lagriculture, surtout de lélevage. Le secteur des déchets en particulier les décharges constitue une autre source importante de méthane : il en produit un quart des émissions. Dans lensemble, on constate un léger recul du méthane entre 1990 et 2000.
En 2000, le protoxyde dazote a représenté environ 7% du total des gaz émis. Là aussi, lagriculture est la source principale avec plus de deux tiers des émissions (provenant surtout de la fumure des champs). Le secteur des transports (catalyseurs) contribue aussi à ces émissions, mais dans une moindre mesure. La proportion de protoxyde dazote dans lensemble des émissions est restée à peu près constante entre 1990 et 2000.
Les gaz à effet de serre synthétiques jouent un rôle secondaire dans le bilan des émissions, puisquils ne représentent guère plus de 1% du volume total. Cependant, ils ont fortement progressé depuis le début des années 90, quand leur part était encore nettement inférieure à 0,5%. Cette augmentation sexplique par le fait que les HFC sont de plus en plus utilisés, depuis 1994, pour remplacer les CFC, interdits parce quils détruisent la couche dozone.
Lothar : 14 millions de tonnes de CO2 quittent la forêt
À côté des émissions, le bilan de CO2 des forêts joue aussi un rôle important dans linventaire des gaz à effet de serre. En temps normal, la forêt suisse capte du CO2 en raison de laugmentation de la biomasse. En moyenne, depuis 1990, ce captage sest monté à 3,4 millions de tonnes de CO2 par an. Mais durant la dernière décennie, la forêt a été marquée par les tempêtes Vivian (décembre 1990) et Lothar (décembre 1999). À lui seul, louragan Lothar a détruit dans la forêt une biomasse qui retenait environ 14 millions de tonnes de CO2.
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