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08.06.2002 - Coopération

Energie du vent : Rudolf Rechsteiner gagne

Rudolf Rechsteiner, grand expert des énergies renouvelables, savoure son succès. Remplacer l'énergie nucléaire par l'énergie éolienne (l'énergie des vents), c'est faisable.
Deux études publiées par l'Office fédéral de l'énergie relancent l'espoir. Elles sortent au moment où le Parlement mène des débats passionnés sur deux nouvelles initiatives antinucléaires. L'une propose l'abandon du nucléaire, l'autre la prolongation du moratoire. En cas d'acceptation de l'une ou de l'autre, la Suisse pourrait se retourner - sans pollution par le CO2. Rudolf Rechsteiner, socialiste bâlois, plaide depuis des années en faveur du remplacement de l'énergie nucléaire.
Idée: misons sur les importations d'énergie éolienne.
Plusieurs pays européens - Allemagne, Danemark, Espagne - montrent la voie. Des mesures d'encouragement y sont prises par l'Etat. L'énergie éolienne y devient rentable. La France, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas pourraient suivre. Pour l'Europe, on compte sur le triplement de la puissance éolienne entre 2000 et 2005. Ce ne sera qu'un début. Les perspectives sur terre sont bonnes (quoique limitées).
Mais le grand projet, c'est la création de parcs éoliens et de fermes éoliennes en mer. Les vents y sont plus vigoureux. Et tant le paysage que la population en seront moins incommodés.
L'Union européenne a des plans ambitieux. Du coup, la Suisse, en participant au marché européen de l'électricité, sera en mesure d'importer des quantités accrues d'énergie éolienne. Il sera prudent de conclure des contrats à long terme, de prévoir des certificats. Certes, l'Office fédéral de l'énergie admet que des inconnues subsistent. Le projet devra aussi prendre en compte une plus grande part de courant d'origine suisse.
Mais Rudolf Rechsteiner et les siens ont peut-être fini de prêcher dans le désert.
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