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29.06.2002 - Le Télégramme

Eoliennes - Tout va aller plus vite

Vingt-deux éoliennes sont actuellement implantées dans le Finistère, 39 sont en cours d'installation, 35 demandes de permis de construire sont en cours d'examen et 122 sites font l'objet d'études d'implantation de la part de différents porteurs de projets. Un essor spectaculaire auquel manquait un cadre. Le vide est à présent comblé.
Voici moins d'un an que l'Europe imposait à la France de produire, à l'horizon 2010, 21 % de sa consommation d'électricité à partir de sources d'énergies renouvelables. La France a donc imposé à son tour à EDF l'achat de l'électricité produite par les éoliennes à des tarifs pouvant assurer leur rentabilité, ce qui n'était pas le cas avant. Le climat finistérien étant particulièrement favorable à l'éolien, de nombreux projets ont donc émergé ces derniers mois.
En attendant la loi
Mais le droit des sols ne statue pas explicitement sur le cas des éoliennes. La préfecture du Finistère a donc décidé d'élaborer une charte, outil d'aide à la décision pour les pouvoirs publics et guide pour les porteurs de projets. Certes, elle n'aura pas valeur de loi, mais c'est sur cette base que la commission départementale des sites accordera ou non les permis de construire, en attendant la loi, qui ne devrait tarder. Et qui devrait d'ailleurs s'appuyer sur cette charte finistérienne, pilote en somme. On comprend vite, dès lors, que les opérateurs potentiels ont tout intérêt à s'y conformer. Cette charte, qui était présentée aux élus locaux du département mercredi dernier et qui sera exposée le 5 juillet, à Brest, à une trentaine de maîtres d'ouvrage, a été élaborée conjointement par la DDE, EDF et l'Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie).
43 sites dits emblématiques
De l'avis des élus locaux, le travail accompli pour élaborer cette charte est de qualité remarquable. Il s'est appuyé sur la volonté de réussir à concilier le développement des énergies renouvelables avec le développement économique local et la préservation de l'environnement et du cadre de vie. L'un des outils de la charte, assez audacieux, est une carte comportant 43 unités paysagères que le comité de pilotage a considérées comme étant à valeurs « emblématiques ». « Il conviendra de prendre en compte un périmètre de précaution de l'ordre de 5 à 8 km correspondant à l'aire d'influence que pourrait avoir une éolienne envisagée dans leur périphérie, qu'elle soit terrestre ou maritime », est-il indiqué en exergue de cette carte, volontairement imprécise. Pas de doute, elle sera tout de même regardée à la loupe, par autant d'yeux qu'il y a de raisons de vouloir voir tourner -ou non- des éoliennes dans le paysage breton.
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