Un réseau électrique offshore : condition nécessaire à l'émergence de cette énergie propre
Dans le cadre d'une tournée européenne placée sous le signe de l'énergie éolienne, Greenpeace a accueilli ce matin les ministres Vande Lanotte et Deleuze à bord du Rainbow Warrior. Tous deux ont exprimé leur soutien à l'éolien et reconnu l'énorme potentiel de l'éolien offshore.
Cette visite fait suite à l'action entreprise ce lundi par Greenpeace à Doel pendant laquelle les activistes ont escaladé la tour de refroidissement de la centrale nucléaire. Cette action spectaculaire visait à dénoncer la discrimination dont font l'objet les énergies renouvelables. Lors de cette visite, le vice-premier ministre Johan Vande Lanotte a admis le conflit existant entre le nucléaire et l'éolien. Il a également abordé la problématique du réseau. Pour le ministre ostendais, il ne fait aucun doute que le gestionnaire du réseau (Elia) doit se charger du réseau électrique offshore comme il le fait pour le réseau terrestre.
Le Secrétaire d'Etat à l'Energie, Olivier Deleuze, a envisagé la création d'un traité EUREOLE à l'image du traité EURATOM. Olivier Deleuze a également évoqué la nécessité de créer un marché européen pour l'électricité verte et de lui accorder la priorité d'accès au réseau (y compris au niveau des interconnections entre Etats).
Pour Greenpeace, l'abandon des avantages octroyés au nucléaire (responsabilité limitée en cas d'accident; fonds de démantèlement et de gestion des déchets nucléaires insuffisants; accès au réseau) favorisera l'essor de l'énergie éolienne.
"Les engagements pris par les ministres ce matin, estime Jan Vande Putte, constituent certainement un pas dans la bonne direction. A eux de traduire ces engagements dans les faits en uvrant concrètement à la création d'un réseau offshore. Si l'on veut réaliser le potentiel de l'éolien en mer, il s'agit là d'un point véritablement crucial."
En une génération, l'éolien offshore pourra répondre à un tiers de la consommation des pays riverains de la mer du Nord, à savoir l'Allemagne, la Belgique, le Danemark, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne.
Il ne faudrait pas plus de 1,5% de la superficie de la mer du Nord pour concrétiser ce résultat.