Vu la demande de permis de construire susvisée,
Vu le code de lurbanisme, notamment ses articles L421-1et suivants, R 421-1 et suivants,
Vu le plan d "occupation des sols approuvé le 22 juin 1985, modifié le 15 juin 1988,
Vu lavis favorable du Maire de Murat-sur-Vèbre,
Vu lavis favorable de laviation civile,
Vu lavis favorable assorti de réserves de lArmée de lAir,
Vu lavis réservé du parc régional de Haut-Languedoc,
Vu lavis défavorable de la direction de lenvironnement,
Vu lavis défavorable de la direction départementale des affaires sanitaires et sociales,
Vu lavis défavorable de la commission départementale des sites et des paysages,
Vu lavis défavorable du directeur départemental de lagriculture et de la forêt,
Vu lavis favorable du directeur départemental de léquipement,
Considérant que ce projet, de par la proximité des constructions existantes et du bruit de fond quil est susceptible dengendrer, serait de nature à porter atteinte à la salubrité publique,
que par ses dimensions et son implantation modifierait définitivement la perception du paysage, et notamment à partir des centres à forte fréquentation touristique que contituent les abords du Lac de Laouzas et de ce fait perturberait fortement léconomie touristique locale,
que létude dimpact ne montre pas clairement labsence deffets néfastes sur les couloirs migratoires et les lieux de nidification de lavifaune et quil convient dappliquer à ce titre le principe de précaution,
Sur proposition du secrétaire général de la préfecture du Tarn,
ARRETE
Article 1 : Le permis de construire est refusé en application des articles R 111-2, R 111-21 et R 111-14-2 du code de lurbanisme.
Article 2 : Le maire de Murat-sur-Vèbre, le directeur départemental de léquipement du Tarn, le secrétaire général de la préfecture du Tarn, sont chargés, chacun en ce qui le concerne de lapplication du présent arrêté.
*****
Cette annonce a inspiré le commentaire suivant d'un citoyen de Haute Garonne :
Merci Monsieur le Préfet.
Face aux pressions énormes du lobby éolien, face aux décisions "arbitraires" et sans concertation de maires abusés, compte-tenu du vide juridique actuel pour réglementer l'implantation de ce nouveau type d'édifice industriel démesuré,
Vous restez notre dernier recours avant les tribunaux !
Nous, habitants de régions ventées, vous en sommes reconnaissants.
Puissiez-vous insuffler un peu de votre courage à certains préfets qui ne veulent voire dans ces permis de construire qu'une formalité.
Un habitant de Haute-Garonne