90.000 foyers d'Ile-de-France pourraient être alimentés en électricité en 2010 grâce à des éoliennes implantées dans la grande banlieue parisienne, ont annoncé jeudi les pouvoirs publics de la région.
Selon eux, 25 communes du nord-ouest (Yvelines et Val d'Oise) et nord-est (Seine-et-Marne) de la région présentent un gisement d'éolien exploitable industriellement.
Sur le territoire de ces communes, une centaine de MW (mégawatts) d'électricité pourraient être produits par an d'ici 2010 dans des éoliennes d'une puissance unitaire égale ou supérieure à 1 MW (mégawatt).
La France doit installer au minimum 10.000 MW d'éolien d'ici 2010 pour respecter une directive (loi-cadre de l'Union européenne) sur la consommation d'électricité à partir des énergies renouvelables (vent, solaire notamment). Actuellement la puissance éolienne installée en France (production annuelle maximale des éoliennes déjà construites) atteint 130 MW, selon le Syndicat des énergies renouvelables (SER)
L'ADEME, un établissement public distribuant les aides de l'Etat pour la protection de l'environnement, et un organisme dépendant du Conseil régional de l'Ile-de-France, l'ARENE, ont présenté à la presse un "atlas éolien francilien" montrant les régions les mieux ventées.
"C'est un exercice théorique, l'atlas montre des potentialités", cela ne veut pas dire que toutes ces éoliennes seront construites, a expliqué Christian Brett (Verts), nouveau président de l'ARENE (Agence régionale de l'environnement et des nouvelles énergies). "On va voir ce qu'on peut faire concrètement avec l'ADEME", a-t-il ajouté. Il faudra voir aussi l'interêt des communes pour ces projets, a-t-il noté.
Il n'existe actuellement aucune éolienne raccordée au réseau d'électricité en Ile-de-France, a précisé Gérald Ouzounian, délégué régional de l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie).
L'atlas exclut les trois parcs naturels régionaux de l'Ile-de-France et les sites de protection environnementale (sites Natura 2000, sites inscrits et sites classés). Il retient une distance minimale des habitations de 300 à 400 mètres.
Il a été réalisé par un bureau d'études spécialisé de Lille, Espace Eolien Développement.