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Revue de presse suisse


10.03.2003 - 24Heures

Le vent à la place de l'atome?

Les éoliennes tournent à plein régime sur les côtes allemandes. D’aucuns pensent qu’elles pourraient combler les besoins de la Suisse en cas d’abandon du nucléaire. Visite sur place.

Photo : 
Près de Kanxbüll, en Frise du Nord, un paysan allemand travaille dans ses champs sous «une ferme éolienne». Une telle densité de mâts serait impensable en Suisse. Heribert Proeper/Keystone

En Europe, l’énergie éolienne a le vent en poupe. A tel point que les partisans des deux initiatives pour l’abandon du nucléaire, sur lesquelles le peuple suisse se prononcera le 18 mai prochain, estiment aujourd’hui que l’électricité produite par nos cinq centrales atomiques (40% de la consommation suisse) pourrait être remplacée à moyen terme par celle produite par les éoliennes de la Mer du Nord. Même l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) y croit sur la base de deux études montrant qu’il serait possible d’importer, notamment d’Allemagne, le courant provenant de stations offshore en projet sur les côtes du Schleswig-Holstein. Fadaises, clame le lobby nucléaire helvétique, qui s’est employé, au cours d’un voyage au pays du vent, à démontrer l’absurdité de cette hypothèse.

Un essor subventionné
Depuis 1997, l’Allemagne est le plus important producteur d’énergie éolienne du monde. Avec une puissance de 12000 mégawatts, ses "moulins à vent" disséminés sur les basses plaines de Frise orientale et les côtes du Schleswig-Holstein, au nord de Hambourg, fournissent aujourd’hui 3% de l’électricité allemande. Car au pays de la contestation antinucléaire, qui a porté les Verts au gouvernement, on a fait un choix politique clair: pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de 21% d’ici 2010, l’Etat a décidé de soutenir activement le développement des énergies renouvelables.

Il a donc mis en place un important dispositif d’aides et des subventions pour les exploitants d’énergie éolienne. Sa "loi d’intégration" de 1991 oblige les distributeurs d’électricité à acheter l’énergie éolienne à des prix garantis (9 eurocentimes le kilowattheure). Si ces derniers ont réussi à limiter leurs obligations d’achat d’énergie éolienne à 5%, ce quota ne suffit plus aujourd’hui à absorber l’offre éolienne des régions du nord.

Géométrie variable
Alors que des milliers de petits entrepreneurs, parfois des paysans à la recherche d’un revenu complémentaire, se sont lancés dans la production d’énergie éolienne, E.ON Energie AG, le plus gros transporteur et distributeur allemand, fait la grimace. Car depuis deux à trois ans, ce courant, autrefois marginal, doit désormais être transporté directement par les lignes à haute tension. "Or cet afflux pose des problèmes quotidiens de gestion du réseau, car la force du vent est impossible à planifier. Elle connaît des pointes, et peut soudain tomber au point mort", explique Matthias Boxberger, porte-parole d’E.ON.

A la centrale de commandes de la compagnie, à Lehrte, trois ingénieurs, bulletins météo en poche, observent en permanence un gigantesque tableau de bord électronique. Leur mission, réguler le niveau d’alimentation de l’ensemble du réseau. Si le vent des éoliennes faiblit ou s’arrête, ils pompent du courant dans un réseau voisin. Si au contraire il souffle trop fort, ils freinent la production d’autres centrales pour absorber le surplus de courant. "Or, ce système provoque un renchérissement des coûts de production des installations conventionnelles, qu’il faut de toutes façons maintenir pour compenser les manquements de l’éolien", déplore la compagnie.

Trop loin, trop cher
Comment, dans ces conditions, intégrer les 25000 mégawatts que devraient livrer d’ici 2030 les parcs éoliens offshore? Trois sites ont été retenus au large des côtes du Schleswig-Holstein pour créer en pleine mer des stations d’une superficie presque égale à celle du lac Léman. "Or, nous n’avons aucune expérience d’installations et de maintenance en eaux si profondes et si loin des côtes. Par ailleurs, la conduite d’alimentation jusqu’à terre traverserait des zones protégées, d’où des oppositions et des procédures interminables", affirme Matthias Boxberger. Il estime tout aussi irréaliste, pour les mêmes raisons de protection du paysage et de coûts exorbitants, la construction d’autoroutes électriques vers la Suisse. Pour l’Association suisse pour l’énergie atomique, une telle importation provoquerait une forte hausse du prix de l’électricité. "Désactiver pour cela des centrales nucléaires qui n’émettent pas non plus de CO2 et assurent une production régulière, ce serait aberrant", estime son président Bruno Pellaud. 

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