On nest reparti pour un tour avec le projet de parcs déoliennes au Crêt-Meuron : les 18 particuliers et les deux associations suisses, dont les oppositions avaient été levées par le Département neuchâtelois de la gestion du territoire (DGT) ont fait recours au Tribunal administratif cantonal. Responsable romand de la Fondation suisse pour la protection et laménagement du paysage, Richard Patthey confirme quil a déposé un recours au nom de la fondation. Il la dailleurs déposé en commun avec le Heimatschutz, également débouté par le DGT, ce qui fait que les deux associations ne constituent plus quun seul recourant au Tribunal administratif.
Ce recours est-il déposé avec de nouveaux arguments?
«Pas du tout, déclare Richard Patthey. On ninvente pas de nouveaux motifs quand on change dinstance. On nen oublie pas non plus. »
Sans entrer dans les détails juridiques, il résume ainsi les arguments fondamentaux des deux associations pour sopposer au projet neuchâtelois déoliennes :
«Je dirais dabord que le gigantisme des turbines prévues convient certainement à des installations au bord de la mer mais pas chez nous. Il faut adapter la technique à nos régions et à nos conditions de vent. Ensuite, la production délectricité quon en attend est à ce point insignifiante que le dommage au paysage en serait disproportionné. Mais notre argument principal porte sur le fait que la protection du paysage doit être mieux prise en compte. Le DGT fait une appréciation très partielle de cet argument. Il a même une pesée dintérêt carrément partiale, et ceci indépendamment de toute la querelle juridique liée au fameux décret de 1966 sur la protection des crêtes. »
La justice suit son cours.