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Revue de presse suisse


02.04.2003 - Patrons No.3 - Centre patronal vaudois

L’énergie éolienne, c’est (un peu) du vent

Peut-on remplacer des centrales nucléaires suisses par du courant éolien indigène et importé? Deux études commandées il y a un an par l’Office fédéral de l’énergie tendent à conclure que ce remplacement serait «techniquement réalisable». Techniquement peut-être, mais qu’en est-il en réalité?

Les six éoliennes installées au Mont-Crosin, dans le Jura bernois, produisent environ 80% du courant éolien indigène, soit 3 gigawatts-heure (GWh). Cela représente 0,1 pour mille de la consommation d’électricité en Suisse, qui s’est élevée en 2001 à 24'700 GWh. Au Danemark, la production annuelle des éoliennes atteint tout juste 744 GWh. La comparaison avec les 40'000 GWh d’un seul réacteur nucléaire est éloquente.

Dans L’imposture verte (Albin Michel, 2002), Pierre Kohler relève que pour remplacer une centrale nucléaire typique, il faudrait plus de 15'000 éoliennes. Par ailleurs, les contraintes techniques de fonctionnement des éoliennes sont nombreuses. C’est avec une vitesse de vent d’au moins 5 mètres par seconde en moyenne annuelle qu’elles commencent à atteindre un rendement satisfaisant, et ce n’est que vers 20 m/s (correspondant à une force 8 sur l’échelle de Beaufort, donc une petite tempête) qu’elles seraient réellement utiles. Or il faut souvent les mettre hors service, pour des raisons de sécurité, au-delà de 4 m/s…. Avec une énergie aussi fantasque, qui plus est très diluée, avec des rafales et des tourbillons imprévisibles, les 4’5000 heures de fonctionnement théorique sont totalement aléatoires.

L’auteur de L’imposture verte dénonce la confusion sciemment entretenue par certains entre énergie et puissance : la puissance est une chose, l’énergie (seul élément concret traduisant la «quantité» d’électricité produite) en est une autre. Or, «la disponibilité d’une éolienne est loin d’être comparable à celle d’une centrale thermique, qui fonctionne vingt-quatre heures sur vingt-quatre pendant plus de onze mois de l’année. Sans compter que son efficacité, de l’ordre de 20%, est presque quatre fois moindre que celle d’une centrale. A puissance égale, l’électricité disponible sera donc très inférieure.» Au Danemark, où la puissance installée en éoliennes représente 7,5% de la puissance électrique totale du pays, la production réelle en termes d’énergie n’est que de 1,5% de la production totale d’électricité. Ce rapport de un à cinq signifie qu’à puissance unitaire égale, il faudra installer cinq fois plus d’unités pour obtenir au final le même nombre de kWh.

L’exploitation d’éoliennes suppose aussi l’existence d’un réseau de distribution d’électricité garantissant la sécurité d’approvisionnement en tout temps. Comme les éoliennes débitent du courant continu, il faut leur associer des ondulateurs pour obtenir un courant alternatif transportable par le réseau et acheminable dans les foyers. De l’avis d’un spécialiste comme M. Martin Pfisterer, président de Juvent SA et membre de la direction de BKW FMB Energie SA, la stabilité du réseau ne peut être assurée que si la part des productions aléatoires ne dépasse pas quelque 10% de la puissance installée. L’importation d’énergie éolienne en provenance de la Mer du Nord exigerait aussi la construction d’imposantes et coûteuses lignes aériennes à travers toute l’Allemagne.

Les nuisances sonores et visuelles engendrées par les éoliennes ne doivent pas être non plus sous-estimées. En Allemagne, plus de 200 actions ont déjà été intentées par des riverains qui se plaignent du bruit, de l’emprise visuelle et de l’alternance d’ombre et de lumière, psychologiquement troublante. En Suisse, n’a-t-on pas vu les écologistes eux-mêmes s’opposer, dans un premier temps, à l’installation des six éoliennes au Mont-Crosin ?

Cessons de rêver! Eole ne peut jouer qu’un rôle d’appoint et ne pourra jamais se substituer aux 40% d’électricité fournis par les centrales nucléaires suisses.

Jean-Philippe Chenaux – 1er mars 2003

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