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01.05.2003 - LImpartial

Préserver le paysage du Pays horloger

Villers-le-Lac - Haut-Doubs - France
Réunion de sensibilisation aux enjeux environnementaux pour les élus et les acteurs concernés.
Le Pays horloger, qui regroupe 78 communes des cantons de Morteau, Maîche, Le Russey et Saint-Hippolyte, a dans ses prérogatives la préservation de lenvironnent. Cest dans ce cadre que son exécutif, présidé par Annie Genevard, maire de Morteau, a décidé de sintéresser à son paysage naturel.
« Celui-ci est en effet remarquable par sa qualité et son équilibre. Prairies et forêts y alternent harmonieusement. Les vallées du Doubs et du Dessoubre permettent de découvrir plusieurs sites dune beauté peu commune. Malheureusement, le développement de massives plantations dépicéas à lexclusion dautres espèces sylvicoles a abouti à une forme de fermeture et duniformisation », constate Cathys Fuchs, chargée de mission. Cest pourquoi on a décidé de lutter contre cette dérive qui pourrait, à terme, « entraîner une sensation oppressante denfermement ».
Cette prise de conscience a abouti à en faire un des cinq principaux enjeux pour lavenir du Pays horloger.
Le paysage est livre ouvert.
La rencontre animée, à Villers-le-Lac, par Annie Genevard en présence du sous-préfet de Pontarlier, de Jean-Marie Longeot, vice-président du Conseil général, et de Jean-Marie Binétruy et de Marcel Bonnot, députés, a permis aux techniciens et aux responsables des services forestiers, agricoles et territoriaux de prodiguer leurs conseils et de débattre avec le public, dans lequel se trouvait Vincent Berbezat, de lantenne romande de Institut fédéral de recherches WSL (Suisse).
Il en ressort que le paysage est « un livre ouvert sur le territoire » et quil faut « préserver la diversité biologique, en ménageant des espaces charnières, dans lesquels la restauration de murgers de pierre devrait jouer un rôle important ».
Un livret de synthèse a été édité et une exposition itinérante est prévue pour la sensibilisation du public car « rien defficace ne pourra être réalisé sans la mobilisation de tous les acteurs »
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