Cela fait plus de six ans que le canton de Neuchâtel sintéresse à lénergie éolienne.
Dès 1998, un inventaire des lieux propices à accueillir des éoliennes, soit 20 sites, avait été établi. Un travail complémentaire a ensuite permis de repérer les quatre endroits les plus «intéressants», dans la perspective de construire 2 parcs éoliens pour le canton. Le site de Crêt-Meuron/Tête-de-Ran a été défini comme «idéal».
Mis à lenquête en janvier 2002, le Plan daffectation cantonal neuchâtelois prévoyant limplantation dun parc déoliennes à Tête-de-Ran a reçu des oppositions, formulées de la part de diverses organisations et associations. Un groupe de 18 riverains, propriétaires fonciers, agriculteurs et propriétaires de chalets se sont également opposés à limplantation de sept éoliennes au Crêt-Meuron.
Les oppositions des associations régionales ont été levées dans le courant de lété 2002. Elles ont fait recours au Tribunal administratif où elles ont été déboutées pour vice de forme. Si bien que le décret de 1966 qui protège les crêtes du Jura neuchâtelois, argument central de lopposition, na pas pu être pris en considération. Pas plus que lavis du Professeur Aubert, pour qui le contenu du décret est encore valide : selon ce constitutionnaliste de renom, la construction dun parc déoliennes nécessite une modification législative que seul le Grand Conseil est apte à décider.
Trois groupements restent dans la bagarre : les riverains, déboutés, mais qualifiés à sopposer, le Heimatschutz et la Fondation Suisse pour la protection et laménagement du paysage. Tous trois ont déposé des recours, actuellement pendant auprès du Tribunal administratif cantonal.