Le conseil d'administration du port autonome du Havre (PAH) a rejeté vendredi la demande d'implantation de cinq éoliennes le long de la digue de son terminal pétrolier d'Antifer afin de "pouvoir optimiser sans contraintes la réception des navires".
Dans un communiqué, le PAH souligne "la nécessité de préserver complètement le service permanent des installations pétrolières d'Antifer et l'intérêt général stratégique qu'il représente pour la continuité de l'approvisionement de la France en hydrocarbures". Ce terminal ouvert en 1974 figure parmi les rares sites en Europe accessibles aux super-tankers de 500.000 tonnes.
Mis en oeuvre par la Société d'investissements industriels et financiers (SIIF), dont EDF est actionnaire à hauteur de 35%, ce projet d'éoliennes avait été présenté fin 2001. Il prévoyait la construction de cinq engins d'une puissance unitaire de 2,4 mégawatt capables d'assurer la consommation annuelle d'une ville de 18.000 habitants.
Ses initiateurs qui avaient prévu d'investir environ 13 millions d'euros avaient choisi ce site parce qu'il bénéficie d'un vent régulier "non perturbé par les accidents du relief".