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26.07.2003 - 24Heures

Vent de contestation sur les éoliennes

Une trentaine doppositions ont été déposées lors de la mise à lenquête du plan daffectation.
«Nous nous attendions à recevoir entre vingt et trente oppositions, déclarait Robert Tito-Haarpainter, président du comité de soutien au projet des éoliennes de Sainte-Croix hier à quelques heures du délai de clôture de lenquête publique. Contesté depuis ses prémisses, le projet dun parc de sept ou huit éoliennes semble néanmoins faire son bonhomme de chemin, puisque cette étape figure parmi les passages obligés pour obtenir lautorisation de construire une telle installation. Il faudra néanmoins attendre lautomne pour que se prenne «la» décision. En effet, la Direction des infrastructures du canton de Vaud ne décidera quaprès lecture consciencieuse de toutes les oppositions de lacceptation ou non du plan daffectation cantonal.
«Il est possible que nous recevions encore du courrier dici la semaine prochaine, puisque à la procédure de mise à lenquête publique prend officiellement fin aujourdhui», explique René Vuilleumier, qui est en charge du dossier au sein de la division énergie du Service de lenvironnement et de lénergie du canton de Vaud. «Après une lecture attentive, nous élaborerons un canevas de réponses, afin de lever le doute sur tous les points rencontrant opposition.»
Malgré toutes les tempêtes quils ont traversées jusquici, demande de référendum populaire et oppositions diverses, les membres du comité de soutien restent optimistes. «Certes, le projet prend ainsi quelque retard, mais nous sommes obligés de suivre le procédé démocratique», constate Robert Tito-Haarpainter.
«On mettra le temps quil faudra mais ils ny arriveront pas» semble être la réponse des opposants, dont Olivier Lador, habitant de Sainte-Croix, sest fait le porte-parole depuis six ans déjà. «Si la commune avait entendu nos arguments, notre pétition signée de près de 1400 signatures ne semble pas avoir suffi pour dissuader le canton. Nous avons pourtant le soutien de la Fondation de laménagement du territoire. Cest un lieu qui na pas changé depuis près de 1000 ans, il ny a aucun artefact, aucune ligne à haute tension. Nous ne voulons pas de parc dattractions sur notre territoire! Et sil faut aller jusquau Tribunal fédéral, nous irons!»
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