Sur les communes de Saint-Félix-Lauragais, Roumens et Montégut, le projet d'installation de 11 éoliennes de 100 m de haut, soutenu par la société haut-garonnaise d'Encausse-les-Thermes, « 3V Développement, n'est pas prêt de tourner. En effet, cela fait presque deux ans, que son promoteur, Alain Delrieu, doit faire face à une farouche opposition. Pour son premier projet, déposé en avril 2002 et qui comprenait 14 éoliennes, c'est la commission des sites qui donnait un avis défavorable, puis le préfet Hubert Fournier, qui lui refusait l'autorisation de permis de construire en novembre 2002, considérant que, de part son gigantisme, son projet « était de nature à porter atteinte au caractère des lieux avoisinants, notamment les sites classés ou inscrits et les paysages naturels ».
Estimant avoir pris en compte ces arguments motivant un refus, le promoteur revenait à la charge au mois d'avril dernier, avec un nouveau projet ne comprenant plus que 11 éoliennes. Entre-temps, les parlementaires adoptaient la « loi Legrand », en janvier 2003, instaurant un nouveau cadre légal pour tout projet éolien, notamment : une étude d'impact pour les projets de plus de 2,5 MW ; une enquête publique pour tout projet dépassant les 25 mètres de hauteur ; des garanties financières de remise en état des sites en fin d'exploitation ; et un schéma régional éolien pour les régions afin de permettre un développement transparent des éoliennes.
Moratoire demandée sur tous les projets
C'est justement sur ce dernier point que s'appuient trois associations d'opposants à ce projet en demandant au préfet de Région d'instaurer un moratoire sur tous les projets éoliens, y compris celui de Saint-Félix, tant que ce schéma régional n'a pas été défini notamment après consultation des associations de défense de l'environnement. En attendant, alors que la commission départementale des sites a donné un avis favorable à ce nouveau projet, la population est invitée à donner son avis lors de l'enquête publique qui durera un mois et prendra fin le 8 octobre prochain.
Puis, après la publication du rapport du commissaire enquêteur, seul le préfet de région aura la parole en dernier ressort pour autoriser ou refuser cette implantation.
Information mise à disposition par www.eoliennes.net