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Les dernières nouvelles en Allemagne


05.05.2004 - Der Spiegel

Le délire éolien - Du rêve d'un énergie écologique au saccage du paysage hautement subventionné.

Traduction du dossier publié le 29 03 2004

A travers toute la République Fédérale, la résistance s'intensifie contre la transformation en un paysage style champs d'asperges géants, par de éoliennes toujours plus nombreuses. Économiquement, poursuivre ce développement n'a que peu de sens : on englouti des milliards d’euros de subventions pour un avantage environnemental infime

Fin Juin, l’Allemagne du Nord fera face au gigantisme.
Un cargo livrera du Danemark à l'embouchure de l'Elbe, trois pales de rotor de 63 mètres chacune. Ensemble, elles composent la plus énorme hélice du monde. Une tour d'acier haute comme la cathédrale de Cologne sera expédiée de Brême. Le HDW-Werft de Kiel transportera la nacelle, l'arbre principal et le générateur par le canal Mer du Nord-Baltique. L’éolienne pèse 240 tonnes. La plus grande, la plus haute et la plus puissante éolienne du monde sera alors érigée directement à côté de la centrale nucléaire de Brunsbuettel. Elle pointera ses 180 m vers le ciel. Sa production annuelle d’électricité suffit théoriquement pour 6000 foyers. Ce modèle ("Repower 5M") devrait encore tourner alors que la centrale nucléaire voisine sujette aux pannes, sera fermée depuis longtemps.

L’éolien au lieu de l'atome.
La construction de la tour de Brunsbuettel symbolise le tournant de la politique énergétique allemande : l'abandon du nucléaire, la protection de l’environnement et une nouvelle industrie haute technologie. En fin de compte, elle symbolise un vieux rêve, le rêve d’un monde où il n'y a plus de déchets radioactifs, ni de centrales à charbon polluantes. Il n'y a que le soleil, le vent et l'eau, des énergies renouvelables qui fournissent le courant à l’homme, des sources ne s'épuisant jamais et ne dégradant rien.

C'est la raison pour laquelle le gouvernement fédéral rouge-vert a vendu son âme à l’électricité écologique, c-à-d. à l’éolien industriel.

Ce dernier devrait diminuer les émissions de gaz à effet de serre et la dépendance aux importations de pétrole et de gaz. Il devrait porter à nouveau la République Fédérale à la première place mondiale comme leader du marché des éco-technologies. Il devrait aussi promouvoir une nouvelle filière qui remplacerait l’industrie du charbon déclinante.

Cette vision est belle, mais peut-elle résister à l'épreuve de la réalité?
La construction de la tour de Brunsbuettel symbolise également la lutte acharnée de la population contre l’éolien industriel. A la fin de l'année dernière, 15387 éoliennes ont été construites dans tout le pays ; en 2010 l'utilisation de l'énergie éolienne doit être doublée.

Le mouvement antiéolien a suivi les protestations antinucléaires. Des centaines d'associations citoyennes : "Anti-Vent" ou "Tempête contre le Vent", luttent entre Brandenburg et la Haute Foret Noire contre l’effet stroboscopique des d'ombre, le bruit et la détérioration du paysage.

Pour Hans-Joachim Mengel : « Ce sont les pires dévastations depuis la Guerre de Trente Ans ». C'est pourquoi le professeur berlinois d’économie politique est à l’origine en Brandenburg de l'initiative "Sauvez l'Uckermark" et il a obtenu la majorité aux dernières élections régionale dans l’Uckermark. Cela ne manque pas d’une certaine ironie, que ce soit précisément les défenseurs de l'environnement et du paysage qui se rangent contre la vision des Verts de la politique de protection du climat. Mais ceux-ci s'accommodent de semblables résistances et les hauts fonctionnaires verts les qualifient de "romantiques". Pour les partisans de l’éolien, il s'agit en fait d'un enjeu important: diminuer les émissions de CO2, avoir une source d'énergie propre et, de plus, inépuisable, et développer une filière d'avenir créatrice d’emplois.

Mais cela est-il bien vrai?
La poursuite du développement de l’éolien ne serait-il pas plutôt un mauvais investissement économique et politique - qui englouti des milliards d’Euros? - qui détruit plus d'emplois qu'il n'en crée? - qui devrait être arrêté ou au moins radicalement réduit et ceci plutôt aujourd'hui que demain?
Il n’est pas commode de répondre à de telles questions ne sont pas commodes. Celui qui les pose est aussitôt catalogué comme lobbyiste du charbon. Même les groupes énergétiques s'expriment prudemment et mettent leurs espoirs dans un futur changement de gouvernement. En fin de compte, 13 ans après que le gouvernement d’Helmut Kohl ait commencé à subventionner les aérogénérateurs, le développement de l'éolien est pour les rouge-verts un projet de prestige, un des rares qui fasse consensus dans leur propres rangs. Avec l'amendement de la loi sur les énergies renouvelables que le Bundestag doit voter vendredi prochain, la coalition veut s’engager vers un nouvel essor de l’éolien. Début juin, - deux ans après le sommet mondial de Johannesburg sur le climat - les délégations gouvernementales du monde entier vont arriver à Bonn pour la conférence sur les énergies renouvelables. Le chancelier fédéral Gerhard Schroeder aimerait présenter son pays comme un précurseur. La puissance de l’éolien allemand n’a d’égale aujourd'hui, que celle du Danemark , de l’Espagne et des États Unis réunis.

Pourtant, les Danois, par exemple, ont enclenché depuis longtemps la marche arrière: déjà il y a deux ans ils ont annulé presque entièrement les subventions à l’éolien. Selon le gouvernement, son objectif est déjà dépassé et les subventions sont en outre beaucoup trop coûteuses.

Selon le désir de la coalition rouge-vert, l'Allemagne doit de nouveau devenir championne du monde comme pour le péage et les emballages consignées. Elle doit montrer comment la deuxième puissance industrielle au monde peut façonner une politique de développement durable. Elle doit prouver que l'environnement et l'industrie ne sont pas ennemis.

Dans le gouvernement, seul le ministre de l’économie, Wolfgang Clement va dans un sens différent. Peu avant les négociations de la loi sur les énergies renouvelables, il a dénoncé le consensus sur l'utilité des énergies renouvelables. Il voit dans les visions d’avenir des Verts, un frein massif à la croissance industrielle. Il a lutté pratiquement seul pour cela, des semaines durant contre le ministre de l’environnement Juergen Trittin . Clement n'a pas (encore) osé démissionner. Il a pourtant depuis des semaines un rapport explosif démontrant l'absurdité qu’il y a de prolonger un développement excessif des énergies renouvelables. Il s’est finalement mis d'accord avec son adversaire sur un compromis généralement considéré comme victoire de Trittin.

Le développement de l'éolien sera certes réduit un peu plus vite que prévu au départ, mais de loin pas aussi fortement que Clement l’exigait. Il est alors à craindre que beaucoup de choses resteront comme avant : croissance sauvage de l’éolien, détérioration de régions entières, lutte incessante des communes concernées. Ces dernières ne pouvant pas de toute façon s’opposer aux nouveaux parcs éoliens cherchent alors à tirer avantage de contrats créatifs avec les investisseurs.

Tout cela coûte des milliards aux citoyens en tant que consommateurs d’électricité et en tant que contribuables. Le gouvernement a vanté jusqu’à présent le succès dans la réduction du CO2, mais il recule par ailleurs dans l’établissement d’un bilan clair de l’éolien. Les questions à clarifier sont les suivantes :

- Quels coûts engendre l’éolien pour l'économie allemande ?

- Quelles sont les conséquences de l’éolien pour le marché du travail et pour la compétitivité de l'industrie allemande ?

- Quelle forme d’énergie les Allemands développeront-ils dans le futur lorsque les subventions au nucléaire et au charbon seront respectivement trop dangereuses ou trop chères et que les réserves mondiales de pétrole et de gaz commenceront à s'épuiser ?

- Mais, avant tout : le soleil et le vent sont-ils réellement capables de satisfaire les besoins futurs d'énergie ou ne sont ils qu'une illusion belle mais chère ?

Pour lire la suite du dossier :
Document PDF Le Délire éolien - avril - 2004.pdf 653.36Ko

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