Jean-Jacques Delmas , premier édile de la ville de Mende , mais également membre de la commission des sites savoue réfractaire aux éoliennes qui fleuriront bientôt dès 2005 sur le Causse de Mende , mais aussi sur la Margeride et lAubrac . La commission des sites ne dispose que dun simple avis consultatif et seul le Préfet de Lozère a le pouvoir dagréer ou non limplantation de ces sept éoliennes.
Situées sur les hauteurs de Mende à cheval sur les communes de de Rieutort, Servière et du Chastel, dune hauteur de 120 mètres et dune puissance de 10,5 mégawatts chacune, elles alimenteront en énergie les 19 000 habitants du bassin mendois.
Favorable au développement des énergies renouvelables, Jean-Jacques Delmas sinquiète surtout du coût très onéreux de ces installations, six fois plus chères, dit-il, que lénergie nucléaire, et qui demandent donc subventions très importantes.
« Les maires et les propriétaires sont souvent tentés par retombées financières et autres taxes professionnelles versées par EDF Energies nouvelles ». Il prédit quun jour, ces éoliennes vieilliront et quelles ne tourneront plus car trop chères, quen fera ton alors ?
Autre souci selon M. Delmas, cest toute la beauté et la nudité de nos paysages qui vont en pâtir. « On a longtemps combattus la réalisation de pylône à haute tension qui défiguraient paysage par leur laideur, et voici quon laisse sinstaller ces immenses éoliennes sous prétexte dénergies renouvelables. Regardons le résultat dans lAude, par exemple, où les châteaux cathares cohabitent avec les éoliennes et gâchent le patrimoine historique du paysage ».