|
15.06.2004 - Paris-Normandie

Coup de force des anti-éoliennes

Trois cents personnes ont manifesté hier soir à Quittebeuf contre le projet d'implantation de quatre éoliennes sur le plateau du Neubourg.
Chose promise, chose due. Près de trois cents manifestants se sont massés autour de la mairie de Quittebeuf, hier en fin d'après-midi, aux cris de « Non aux éoliennes ! », alors que l'enquête publique portant sur l'implantation d'un parc de quatre éoliennes sur le territoire de la commune débutait au même instant dans l'enceinte de la mairie. Le commissaire enquêteur, présent sur place, a pu prendre l'ampleur du désaccord.
Au cur du cortège, derrière des banderoles hostiles au projet, autant d'habitants de Quittebeuf, Bernienville, Ecauville ou encore de Bacquepuis étaient là pour faire part de leur mécontentement.
« Je trouve aberrant de venir mettre des éoliennes juste devant chez nous alors que le plateau est bien assez grand pour trouver un endroit plus adapté. De toute façon, il semble que la production d'électricité ne sera pas très importante car l'emplacement n'est pas suffisamment venteux », souligne Bernard, un habitant du village. « Le château d'eau aura l'air minuscule à côté de ces immenses éoliennes ! », se plaint un autre.
Et les élus aussi ont fait entendre leurs voix. « Nous tenons à dire au maire que les promoteurs sont un peu trop habiles. Beaucoup d'élus se sont vus présenter les choses de manière déloyale. Tout commence par une simple enquête et on finit avec des éoliennes sur les bras », a expliqué Jean-Paul Legendre, président de la communauté de communes.
Le maire hué.
Alerté par les cris, le maire de Quittebeuf, Raymond Prévost, s'est présenté à la foule des manifestants, sous les huées : « Vous avez le droit de manifester, je ne le conteste pas. Mais sachez que nous avons besoin de cette électricité », a-t-il tenté d'expliquer. Réponse des manifestants : « Vous devez tenir compte de l'avis de la population de Quittebeuf et des villages avoisinants ! »Le commissaire enquêteur doit encore revenir à quatre reprises. Son travail promet d'être des plus mouvementés.
|