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30.10.2004 - Communiqué de presse

Le projet d'implantation d'éoliennes sur les Hauts de Sainte-Croix a du plomb dans les pales

A la suite de la mise à l'enquête publique, en juillet 2003, d'un plan d'affectation cantonal (PAC) prévoyant un nombre indéterminé d'éoliennes de 150m de hauteur aux Gittaz et au Mont-des-Cerfs sur Sainte-Croix , il avait plu des oppositions. 15 mois plus tard, le Département cantonal des infrastructures a commis une décision rejetant les oppositions et approuvant le PAC sans y changer un iota. Sans entrer en matière sur aucun des arguments des opposants, cette décision répète mot à mot des passages des dossiers de 2003, à une exception près. Cette exception concerne les aspects financiers du projet, dont il est écrit noir sur blanc qu'ils «n'ont pas à être discutés par un quelconque opposant». Quel culot! Quel mépris! Quelle arrogance! En fin de compte, l'édifice des promoteurs de l'énergie éolienne repose sur un rendement escompté, en kWh et en francs, dont les bases de calcul sont non seulement contestées par les opposants, mais également par le très sérieux LASEN (Laboratoire des systèmes énergétiques) de l'EPFL . Les mesures des vents ont été de trop courte durée, faussées par le gel et le givre, prises à une hauteur insuffisante, extrapolées vers le haut sur des hypothèses fantaisistes intégrant Chasseral et La Dôle, puis encore une fois biaisées vers l'optimisme en modifiant des facteurs comme la rugosité du sol. Un rendement calculé sur de telles données ne tient pas ses promesses, mais c'est lui qui justifie toute la démarche de l'Etat de Vaud, qui plus est dans un commune dont la population s'est exprimée démocratiquement contre le projet. Il est parfaitement légitime pour quiconque s'y intéresse d'analyser et de porter un jugement sur une construction financière boiteuse, par ailleurs mise à l'enquête publique avec le PAC, puisqu'elle fait office d'unique argument en faveur du projet.
Avec les Sainte-Crix, la Fondation pour la protection et l'aménagement du paysage persiste à croire que l'enjeu n'en vaut pas la chandelle, en d'autres termes que les quelques kWh glanés les jours où le vent dépasse 20 km/h ne justifient en aucun cas le sacrifice durable de paysages chers aux habitant(e)s du Nord-Vaudois. Pour en savoir plus:
FP, Richard Patthey, 031 312 20 01;
Olivier Lador, président de l'Association pour la sauvegarde des Gittaz et du Mont-des-Cerfs, 024 454 43 35.
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