Les oppositions locales à l'éolien, liées à "la dispersion" des machines, constituent "une vraie difficulté" au développement de cette énergie renouvelable, a estimé mardi à Paris le ministre de l'Ecologie Serge Lepeltier. "Nous avons une explosion des projets dans tous les départements, il faut trouver un équilibre", a estimé M. Lepeltier en présentant ses voeux à la presse.
Les oppositions locales "sont souvent d'ordre esthétique", a-t-il observé. La France se trouve actuellement en phase de "transition" en matière d'énergie éolienne, a-t-il jugé.
Le ministre a souligné avoir "mis en place un comité national de l'éolien" pour mieux coordonner l'implantation des éoliennes. De même, des schémas départementaux de l'éolien, "qui n'ont pas valeur réglementaire pour le moment", commencent à se créer.
Le ministère de l'Industrie a lancé par ailleurs des appels d'offres pour de grands projets destinés à être réalisés sur terre (1.000 Mégawatts) et en mer (500 MW), et qui seront "dépouillés fin mars/début avril", a rappelé M. Lepeltier.
Les parcs éoliens terrestres construits actuellement, qui bénéficient d'un tarif d'achat avantageux pour l'électricité produite, sont limités à 12 MW.
Ce plafond "fait partie" des difficultés du secteur, a concédé M. Lepeltier, en évitant de demander expressément sa suppression, comme il l'avait fait il y a quelques mois.
"Nous allons regarder d'une part le tarif (d'achat), et (d'autre part) les résultats des appels d'offres, (pour voir) si ça permet le développement de l'éolien", a-t-il dit. "Nous ferons le bilan pour voir s'il faut faire évoluer la question du tarif ou la question du plafond" de 12 MW.