Les projets sont nombreux et il est difficile de ne pas s'y perdre. Une certitude : les associations anti-éoliennes grossissent et ont le mérite de poser un débat qui souvent, jusqu'ici, s'était arrêté sur des bases purement économiques. Aurons-nous un jour un parc éolien de production d'électricité en Côte-d'Or ? A cette question, pas de réponse précise à ce jour même si les projets divers et variés, fleurissent à grande vitesse un peu partout. Avec des zones différentes, des machines plus ou moins grandes et des capacités de productions très variables. Bref, un « flou artistique » dans lequel on a bien du mal à s'y retrouver. Sollicités, les services de l'Etat ont préféré renvoyer leurs réponses au 26 avril prochain, date à laquelle la préfecture a prévu une communication et un état des lieux sur ce sujet. Ca tombe bien.
En attendant, qui croire ? Les porteurs de projets qui vantent les bienfaits de ces installations nouvelles ? Les militants écologistes qui peuvent voir ici un début de réponse au problème nucléaire ? Ou bien encore les associations anti-éoliens qui fleurissent et s'organisent un peu partout en Côte-d'Or ?
On remarque tout de même avec ce débat naissant une véritable prise de conscience qui n'existait peut-être pas il y a encore quelques mois. D'abord, ces machines de plus de 100 mètres de haut seront installées pour un certain temps, voir un temps certain. Ensuite, les politiques ont joué leur rôle en faisant remonter les inquiétudes de leurs administrés. A ce sujet, l'Assemblée nationale vient de voter en faveur de deux amendements anti-éoliens, qui devraient restreindre le nombre de projets déposés.
Le rôle du politique
Dans ce cadre législatif en gestation, que le Sénat doit encore voter, seuls les parcs éoliens d'une capacité supérieure à 20 mégawatts pourront bénéficier de l'obligation d'achat à prix gonflé par EDF de cette énergie. Autant dire que ce texte vise à remettre un peu d'ordre dans une maison éolienne sujette aux courants d'air, en ne laissant désormais plus de place aux petites structures, et donc aux « petits » projets. Ceci devrait donc permettre d'y voir plus clair.
« Ce qu'il faut bien comprendre, ce sont les enjeux de ces projets : une France défigurée pour une production très marginale car on ne remplacera pas les installations existantes », insiste Didier Risoud, le président de l'Association de défense de l'environnement en pays de Seine et Tille (ADEPST) qui sera en première ligne ce mercredi lors de la réunion publique d'information. Et des informations sur ce sujet, tout le monde en a besoin.