SUISSE - Les petites usines hydroélectriques et la biomasse offrent à la Suisse les meilleures perspectives pour son approvisionnement électrique sans CO2. C'est la conclusion d'une étude de l'Institut Paul Scherrer (PSI) menée pour l'Office fédéral de l'énergie. Les besoins du pays en électricité augmentent constamment, a rappelé mardi le PSI en publiant le résultat de ses recherches. L'institut prévoit donc un manque énergétique à combler vers 2020, lorsque les premières centrales nucléaires seront déconnectées du réseau.
Du côté des énergies renouvelables, l'hydroélectricité produit déjà quelque 60 % du courant suisse de façon durable. Mais le potentiel pour de nouvelles grandes stations hydroélectriques est épuisé, estime le SPI.
Face à l'épuisement des réserves globales, la part des combustibles fossiles dans l'électricité doit pourtant continuer à être minimale, juge le SPI. Outre des mesures pour économiser l'énergie, il reste deux options: les nouvelles énergies renouvelables (ENR) et les systèmes nucléaires avancés.
Les ENR regroupent les petites usines électriques, les éoliennes, la biomasse, l'énergie solaire et la géothermie. Selon l'institut, leur contribution à l'électricité suisse pourrait passer de 3 % actuellement à 10 % en 2035 si elles étaient fortement favorisées.
Parmi ces nouvelles énergies renouvelables, les petites usines hydroélectriques et la biomasse présentent les meilleures chances de réalisation, a constaté le SPI.
"Personne ne veut inonder encore plus de vallées alpines", écrit l'institut, qui juge toutefois qu'il faudrait utiliser le potentiel de construction de petites usines hydroélectriques écologiquement compatibles." Quant à la biomasse, elle n'est pas infinie mais permet des usages variés. Un plan stratégique de son utilisation pour produire électricité, chaleur et carburant serait utile, note le SPI.