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Revue de presse


27.05.2006 - Le Temps

A Neuchâtel, quarante ans de pensées vertes

NEUCHATEL -- En mars 1966, le peuple plébiscitait un décret sur la protection des sites naturels. Etat des lieux.

A Neuchâtel, les amoureux de la nature s'en souviennent avec émotion: le 20 mars 1966, 89% des citoyens du canton acceptaient un décret sur la protection des sites naturels. Initié par plusieurs associations environnementales puis repris par les autorités cantonales, le projet constituait une première en Suisse. Il précédait de quelques mois l'entrée en vigueur de la Loi fédérale sur la protection de la nature et du paysage.
Quarante ans plus tard, le conseiller d'Etat écologiste Fernand Cuche n'a pas manqué l'occasion de rendre hommage au décret et à ses initiants. Associé à Ecoforum, société faîtière des associations de protection de la nature, le Département de la gestion du territoire organise jusqu'en octobre plusieurs manifestations sous l'intitulé «Quelle nature pour demain?»

La volonté de préserver les sites naturels du canton remonte à la fin des années 1950. L'achat par un privé d'une parcelle de 17000 mètres carrés à la Vue-des-Alpes et la construction d'une barrière de 2 mètres de haut pour en interdire l'accès suscitait une première tempête. Les promeneurs et les amoureux du site voyaient là une confiscation d'une partie du patrimoine neuchâtelois. En 1963, l'acquisition par l'armée du domaine des Pradières, au sud-est du Mont-Racine, renforçait l'idée d'une colonisation progressive des crêtes du Jura.

Une protection étendue
Pour faire face à cette évolution, les associations de protection de la nature lançaient une initiative populaire en octobre 1964. En mars 1965, le Conseil d'Etat opposait un contre-projet à l'initiative, afin d'étendre les mesures de protection aux grèves, à la forêt et à la vigne. Lors du débat parlementaire, le conseiller d'Etat radical Carlos Grosjean inscrivait la démarche neuchâteloise dans le cadre de la Charte d'Athènes (1933), fondement de l'aménagement du territoire: «Le hasard doit céder devant la prévision, l'improvisation doit faire place au programme.» Le Grand Conseil adoptait le texte sans lui apporter de modification notoire.

Depuis lors, l'arsenal légal de protection de l'environnement a été étoffé. Dernière mesure en date: un arrêté du Conseil d'Etat du 19 avril dernier qui protège les haies, les bosquets, les dolines et les murs de pierre sèche du canton.

Fernand Cuche, pour qui «l'application du décret de 1966 a été plutôt bien respectée», n'entend pas en rester là. «Aujourd'hui, remarque-t-il, la contemplation de la nature ne suffit plus. Les citoyens ont besoin de la consommer. J'ai récemment vu des jeunes motards dans la Combe Biosse, près de Chasseral, qui ignoraient que c'est une réserve naturelle. Nous devons sensibiliser la population, lui rappeler qu'il y a des limites à ne pas dépasser.»

Eoliennes et grands tétras
Dans la même logique, le ministre Vert entend délimiter des périmètres de protection pour sauver le grand tétras, ou coq de bruyère. De plus en plus rare dans les forêts de l'Arc jurassien, le plus grand des gallinacés indigènes constitue le symbole de la lutte pour la biodiversité. Il incarne également le conflit d'intérêts de plus en plus marqué entre les milieux de protection de l'environnement et les organisations agricoles, forestières et sportives, attachées à leur liberté. Le projet a d'ailleurs déjà suscité des critiques acerbes alors qu'il n'est pas encore en consultation.

Autre cheval de bataille de Fernand Cuche: assurer la pérennité des pâturages boisés, qui constituent l'une des cartes de visite du massif jurassien. Il s'oppose à la volonté de l'Office fédéral de l'agriculture d'exclure les zones boisées du calcul de la surface agricole utile (SAU), qui sert de base aux payements directs. «Cela entraînerait une perte économique pour les exploitants et un très mauvais signal pour la conservation d'un paysage prisé par les pique-niqueurs et les adeptes des torrées.»

L'ancien syndicaliste et conseiller national a la ferme intention de développer l'énergie blanche. Il soutient le projet controversé de son prédécesseur Pierre Hirschy d'installer sept éoliennes à proximité du sommet de Tête-de-Ran. Après six ans de bataille, l'affaire est entre les mains du Tribunal fédéral.

«Il est permis de rêver»

Assumant «une part d'idéalisme», Fernand Cuche a commandé une étude pour évaluer l'intérêt d'un autre projet éolien, sur le lac de Neuchâtel cette fois. «Au vu de la mauvaise santé des finances cantonales, mes collègues ne vont pas me suivre demain sur ce terrain. Mais je n'abandonne pas. Même comme conseiller d'Etat, il est permis de rêver.»

Pierre-Emmanuel Buss

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