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26.12.2006 - Pro Natura

Une enquête prouve que les Suisses ne veulent plus urbaniser le paysage

La Suisse souffre dune urbanisation galopante qui conduit au mitage du paysage. Chaque seconde un mètre carré de sol disparaît sous le béton ou le goudron. « Nous ne pouvons plus continuer ainsi ! » pense une moitié de la population suisse. Cest ce que révèle un sondage représentatif de lInstitut de recherche « gfs-zürich », mandaté par Pro Natura.
Lorsque vous aurez lu ces quelques lignes, environ 20 mètres carrés de terres auront encore disparu ! En Suisse, approximativement un mètre carré est bétonné ou goudronné chaque seconde, recouvrant en une année une surface équivalente à celle des lacs de Morat et de Joux réunis. Les terres agricoles reculent devant les zones résidentielles et les tronçons routiers. Pourtant elles ne sont ni infinies ni extensibles. Elles ne constituent pas une ressource renouvelable, mais un bien limité et précieux. Une grande partie de la population suisse le reconnaît et se déclare en faveur dune utilisation mesurée de notre espace. Cest ce que révèle une enquête de lInstitut de recherche gfs-zürich, mandaté par Pro Natura. Lété passé, 1005 personnes représentatives de lensemble de la population suisse ont été interrogées en matière durbanisation.Une croissance critiquée
Les résultats parlent deux-mêmes : plus de la moitié de la population (52%) estime que trop de terres sont recouvertes de constructions. La moitié des personnes consultées ne souhaite pas une augmentation des surfaces dhabitat et dinfrastructure, ainsi quune utilisation croissante du sol ou des paysages pour la construction. Par contre, 34% se prononcent contre une limitation de lurbanisation, 16% nont pas dopinion sur le sujet ou ne veulent pas répondre. En Suisse alémanique, ce ne sont pas moins de 57% qui sexpriment en faveur dun arrêt de lurbanisation. En Suisse romande, ils sont 33% et au Tessin 42%. Dans le cas de paysages remarquables, les opinions se révèlent encore plus tranchées : quatre personnes sur cinq (80%) veulent une limitation des surfaces bâties. Si rien nest entrepris, la Suisse va crouler sous les constructions. Pro Natura sengage depuis des années pour que lurbanisation soit maîtrisée selon les critères de la durabilité. Néanmoins, comme toujours davantage de terres sont livrées à la construction, Pro Natura prépare une initiative populaire fédérale avec dautres organisations issues des milieux de la protection de lenvironnement, de la nature, du paysage, de lagriculture et des propriétaires de logements. Cela pour stopper le gaspillage du sol helvétique.
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