VAUD - Le Département de lenvironnement veut promouvoir davantage les énergies renouvelables. Un rapport met sous les projecteurs 13 sites jurassiens.
Personnellement, elle trouve cela «très esthétique». Jacqueline de Quattro, conseillère dEtat en charge de lEnvironnement, est acquise depuis longtemps à léolienne. Son département a publié un rapport visant à promouvoir le développement de lénergie cinétique sur treize sites potentiels, tous situés dans le Jura. Un objectif prioritaire du programme de législature, qui sinscrit dans le recours aux énergies renouvelables. «Nous voulons donner des signaux concrets en faveur des nouvelles énergies», souligne Jacqueline de Quattro. Le message politique est double: encourager lexploitation avec, pour la première fois, lentrée dans le jeu dinvestisseurs privés. Ensuite, de travailler étroitement avec les communes intéressées.
Ce ne sont pas des paroles en lair: le canton fait dans lincitation en offrant ses services dans le financement détudes de faisabilité pour les entrepreneurs en électricité intéressés par léolienne. Selon Jacqueline de Quattro, plusieurs investisseurs se sont déjà annoncés.
Politiquement, lénergie renouvelable est évidemment populaire. Pourtant, la ministre de lEnvironnement sait que les associations de protection de la nature pourraient se manifester. «Beaucoup de progrès ont été faits dans la technologie. Les éoliennes sont devenues silencieuses et plus respectueuses de la nature. »
Mais les vents pourraient rester mauvais pour les promoteurs de ce type dénergie. Depuis longtemps, les projets dimplantation se sont heurtés à de nombreux obstacles, particulièrement à Sainte-Croix, où opposant et partisans se sont enlisés dans une guerre de tranchées depuis presque dix ans.
Une tempête que Jacqueline de Quattro veut éviter à tout prix: «Nous ne voulons pas refaire lerreur de Sainte-Croix, où les populations nétaient pas acquises. » Doù la volonté des autorités cantonales de mettre sur pied des collaborations avec les communes et doffrir les meilleures conditions de réalisation.
Malgré tout, lengouement affiché du Conseil dEtat ne fera pas pousser les éoliennes avant au moins trois ans, selon François Schaller du Service de lEnergie (SEVEN). «On ne peut pas avancer de date, mais la construction dune éolienne prend déjà un an. Ensuite, il y a toujours la question des oppositions», reconnaît le responsable.