Rappelant qu'une éolienne de dernière génération mesure plus de 150 m de haut, Yves Leuzinger, du bureau Natura, des Reussilles, a constaté qu'«on ne peut pas en même temps protéger un paysage et prévoir une telle installation. Celle-ci doit donc s'inscrire dans une démarche d'aménagement du paysage». Dans ce contexte, Erika Forster, présidente de la FP, a souligné qu'«il est primordial que la planification d'un parc éolien tienne compte des sites les plus venteux».
Pour sa part, Martin Pfisterer, président de Juvent SA, a martelé que l'énergie éolienne et les impératifs de protection du paysage étaient parfaitement compatibles. Et de rappeler que Juvent SA, active depuis 1994, applique avec succès une telle démarche. Au départ, a-t-il rappelé, le projet de construction des trois premières éoliennes à Mont-Crosin s'était heurté au scepticisme, avant de susciter la confiance...
Aujourd'hui, le plus grand parc éolien de Suisse a déjà attiré plus de 600 000 visiteurs à Mont-Crosin, générant des retombées économiques non négligeables pour la région, a poursuivi Martin Pfisterer. Et d'ajouter que les conclusions de l'étude du bureau Natura réalisée l'an dernier ont fixé entre 25 et 30 le nombre total d'éoliennes qu'il est possible d'ériger au parc du Mont-Crosin sans porter atteinte au paysage.
Mais, en tenant compte des aspects techniques, économiques et de rentabilité liés notamment au raccordement des sites aux lignes électriques et à leur accès par la route, Juvent n'en construira pas plus de 16, soit huit de plus qu'aujourd'hui. La publication des plans de ces huit installations devrait intervenir ces tout prochains jours.