GRAND COEURIE - Le Conseil communal de Rochefort ne devra pas étudier «la création d'une société intercommunale pour l'exploitation de l'énergie éolienne neuchâteloise». Vendredi soir, le Conseil général a en effet refusé une motion dans ce sens proposée par le groupe des Verts.
Le sort de ce texte s'est joué à une voix près. Après un vote de l'assemblée à dix contre dix, c'est en effet la voix du président Damien Humbert-Droz (lib) qui a fait la différence. Il a ainsi suivi l'avis de son groupe, mais aussi celui du Conseil communal. L'exécutif de Rochefort ne voulait en effet pas de cette motion, dans la mesure où la commune n'est pas propriétaire d'un terrain susceptible d'accueillir des éoliennes. Par ailleurs, le réseau électrique de Rochefort ne lui appartient plus. «Dans le cas contraire, on aurait pu imaginer alimenter notre réseau avec une production propre», explique le conseiller communal Bernard Matthey.
Qui ajoute qu'un exécutif à majorité libérale-radicale comme celui de Rochefort considère que le vent qui souffle sur un terrain appartient au propriétaire du terrain en question.
Cependant, le Conseil communal n'exclut pas de rendre la commune actionnaire de la société qui exploiterait le site du Grand-Coeurie. Une hypothèse qui n'est pas si invraisemblable, même si ce site a été écarté par le plan éolien de l'Etat. «La société Alpine Wind a en effet reçu l'autorisation d'implanter en tout cas deux mâts de mesure au Grand-Coeurie», annonce Bernard Matthey.
Avec 121 100 francs d'excédent de recettes pour des charges de 4,43 millions de francs, le budget communal pour 2010 ne risquait pas, pour sa part, de susciter une levée de boucliers. Sur proposition radicle, les élus ont même augmenté les dépenses de 2200 francs: ils ont accepté que, dès la rentrée d'août, la commune finance la totalité des transports d'élèves dès le deuxième enfant. Actuellement, elle en finance la moitié, quelle que soit la position de l'enfant dans sa fratrie.
Enfin, le Conseil général a accepté un crédit de 23 000 francs pour l'installation de récupérateurs de balles au stand de tir.