FRANCHE-MONTAGNE - «C'est en bonne voie. Les feux passent au vert les uns après les autres. Toutefois, aujourd'hui, le permis de construire n'est toujours pas délivré.» Si l'on traduit les propos du ministre Laurent Schaffter, la décision du Service des constructions serait donc imminente. Et surtout positive pour la commune de Muriaux qui envisage d'ériger trois éoliennes au Peuchapatte.
Le projet avait été publié au «Journal officiel» du 29 juillet 2009.
Cinq voisins avaient fait usage de leur droit d'opposition. Le canton du Jura a dû procéder à passablement d'études, liées notamment au bruit. «Au niveau du transport de l'énergie produite par les trois éoliennes du Peuchapatte, tout est en règle. Il ne remet pas en cause les projets futurs», ajoute Laurent Schaffter.
Le site du Peuchapatte est englobé dans le plan directeur cantonal. Il est ainsi prioritaire. Les trois éoliennes vont mesurer quelque 150 mètres.
La société Alpiq, qui gère le dossier, envisage d'investir 17 millions de francs. Les trois engins, disposés sur «le toit du Jura» (1130 m), seront alignés sur 1,5 km.
Depuis plusieurs mois maintenant, la commune de Muriaux fait le forcing auprès du canton. Elle s'est attachée les services d'un avocat. Laurent Schaffter s'est déplacé dans les Franches-Montagnes en début d'année pour «humer» la température. Très important: la commune de Muriaux tient le canton du Jura par le bout du nez.
Tant que le permis de construire ne sera pas octroyé, pas question que les autorités murivalaises s'engagent dans la réalisation du Parc naturel régional du Doubs (PNRD). Et sans Muriaux, pas de PNRD.
Ce sera donc donnant donnant!