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Revue de presse


16.04.2010 - Le Temps

Les éoliennes soumises au bon vouloir des Neuchâtelois?

NEUCHATEL - Donner le dernier mot au peuple pour l’installation d’éoliennes sur les crêtes du Jura neuchâtelois. Un comité citoyen lance ce vendredi une initiative législative cantonale qui va dans ce sens. Détaillé hier, le texte demande que le plan d’affectation cantonal soit soumis au référendum populaire obligatoire en vertu du décret de 1966 qui protège les crêtes et les sites naturels. «A l’époque, le ­projet avait été plébiscité par 89% des Neuchâtelois, souligne Félix Gueissaz, membre du comité d’initiative. Ce que le peuple a fait, il doit le défaire.»

La volonté «d’ouvrir le débat» et de permettre aux citoyens «de réfléchir au patrimoine que représentent les crêtes» n’est pas la seule motivation des initiants. Ils sont, par conviction, très réticents à l’installation d’éoliennes sur les sommets jurassiens. Félix Gueissaz est d’ailleurs le président de Pro Crêtes, fédération valdo-neuchâteloise qui entend «prévenir la destruction du patrimoine naturel et paysager de l’Arc jurassien».

Les arguments développés hier s’inscrivent dans cette ligne. Selon les membres du comité d’initiative, les parcs éoliens «n’ont pas de sens» dans l’Arc jurassien avec des rendements largement inférieurs à ceux obtenus en mer du Nord. Cette réalité est «occultée» par les promoteurs et les groupes électriques. «Attirés par la rétribution au prix coûtant», ils veulent «industrialiser les crêtes jurassiennes» pour produire de l’électricité «qui ne sera même pas utilisée sur place».

Ce dernier point est souvent éludé par les autorités politiques. Mis en consultation en septembre 2009, le concept éolien neuchâtelois – il sera finalisé d’ici à fin mai – prévoyait une production de 180 gigawattheures (gWh) par année grâce à une cinquantaine d’éoliennes réparties sur six sites. De quoi couvrir, selon le ministre de la Gestion du territoire, Claude Nicati, «18% de la consommation du canton» et «les besoins de plus de la moitié des ménages neuchâtelois».

Pour les initiants, c’est de la ­désinformation. «Une partie importante de cette électricité sera consommée dans l’Arc lémanique ou ailleurs, note Félix Gueissaz. De nombreux investisseurs suisses et étrangers sont prêts à se lancer. Les Services industriels genevois (SIG), par exemple, ont 280 millions à disposition pour se lancer à la quête d’électrons verts.»

La volonté de consommer localement l’énergie verte produite est une préoccupation récente, renforcée par la volonté de certaines collectivités publiques de tendre vers l’autonomie énergétique. Pour le projet de trois éoliennes à Muriaux, dans le Jura, le permis de construire contient ainsi une clause spéciale. Elle prévoit, en cas de besoin, que l’électricité verte serve en priorité à approvisionner le canton. Son rachat auprès des Force motrices bernoises (FMB) se ferait au prix du marché.

De telles clauses ne suffiront pas à décourager les promoteurs. L’arrêt du Tribunal fédéral de 2006 décrétant que l’intérêt énergétique prime sur la protection du paysage a donné un puissant appel d’air aux projets éoliens dans l’Arc jurassien. Le comité d’initiative estime que la pesée d’intérêt des juges de Mon-Repos serait peut-être différente aujourd’hui. «A l’époque on parlait de deux parcs éoliens pour l’ensemble du canton de Neuchâtel, pas de six», rappelle Félix Gueissaz.

Les initiants ont jusqu’au 18 octobre pour récolter 4500 signatures. S’ils y parviennent, le Conseil d’Etat aura deux ans pour soumettre un projet de loi au Grand Conseil. Problème, et il est de taille: sauf imprévu, le concept éolien sera sous toit et les premières hélices auront sans doute commencé à tourner sur les crêtes neuchâteloises (il n’y en a aucune aujourd’hui).

Pour Claude Nicati, le projet «arrive un peu comme la grêle après la vendange». Le magistrat libéral-radical réfute l’idée d’un concept éolien arrêté en catimini derrière les murs épais du Château: «Tout le monde peut donner son avis pendant la procédure de consultation. Après l’octroi du permis de construire, les riverains et les associations ont la possibilité de faire recours. Ajouter encore une consultation populaire est le meilleur moyen pour qu’on ne construise jamais d’éoliennes dans le canton.»

Félix Gueissaz espère que l’initiative aboutisse rapidement afin de mettre la pression sur le Conseil d’Etat. «Nous souhaitons qu’il gèle la mise en œuvre du concept éolien. Ne pas tenir compte de la volonté populaire exprimée par plusieurs milliers de signatures serait une erreur politique.»

http://www.noscretes.ch

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