ST.-BRAIS - L'implantation de nouvelles éoliennes à Saint-Brais fait réagir ce lecteur (édition du 7 juillet).
La manière de vendre les Crêtes jurassiennes étonne les regards étrangers, ceci à juste titre. Une petite partie de la population seulement se prononce sur la réalisation de parcs éoliens qui au final concernent une majorité de Jurassiens puisqu'ils se voient à des kilomètres à la ronde. Pire encore, les habitants qui seront directement concernés par les nuisances, parce que situés entre 300 et 700m des machines, ne pèseront pas lourd dans la balance au moment du vote dans leur commune. Les maires n'ont jamais trop de difficulté à entraîner derrière un projet le reste de la population à coup de millier de francs bienvenus dans les caisses municipales et quelques arguments pour éveiller une conscience écologique, douteuse lorsque l'on connaît le fin mot de l'énergie éolienne (...).
Cette mise à contribution de nos paysages pour un idéal qui caresse surtout le sens du poil des promoteurs, des maires avides et des politiciens à la recherche de programme électoral, met en danger non seulement notre patrimoine naturel, mais aussi la santé de riverains que l'on oublie totalement dans les décisions finales. La distance minimum recommandée avec les habitations est de 10 fois la hauteur d'une éolienne si l'on veut éviter des troubles de la santé (...).
Les voisins d'éoliennes et les paysages ne doivent pas être sacrifiés sur l'autel de votre consommation. Vendre par petit bout, ne pas informer, ne pas légiférer sur les distances, c'est indigne d'une démocratie.
Philippe Queloz, Saint-Brais