JURA BERNOIS - Alors que Juvent a déjà monté six de ses huit nouvelles éoliennes sur la Montagne du Droit, son concurrent Reninvest ronge toujours son frein dans le Jura bernois. Une région où le plan directeur parcs éoliens a retenu neuf sites. Mais depuis plus d'une année, les trois sur lesquels la société a jeté son dévolu sont bloqués, dénonce Pierre Dauwalder, responsable du siège romand de la société, implanté à Court.
Sur le site de la Montagne de Tramelan (sept éoliennes), Reninvest a signé avec les propriétaires fonciers privés des conventions d'utilisation de leur terrain, et cela à partir de 2006. «Construire des éoliennes représente de gros investissements. Nous signons donc ces accords avec les propriétaires dès le début du processus pour assurer nos arrières», explique Alain Giger, chef de projets «nouvelles énergies renouvelables» aux Services industriels de Genève (SIG), partenaires financiers de Reninvest.
Mais contrairement aux privés, la commune de Tramelan, qui est également propriétaire, a écarté Reninvest, donnant sa préférence à Juvent. S'estimant lésée, Reninvest a attaqué cette décision en justice. De ce fait, l'affaire est actuellement pendante devant le Tribunal administratif.
S'agissant du site de la Montagne de Moutier (huit éoliennes), Reninvest a aussi signé des contrats semblables avec tous les propriétaires privés, ainsi qu'avec la bourgeoisie de Perrefitte. En revanche, elle n'a pas (encore) pu signer de convention avec celle de Moutier, qui hésite. Résultat: bien que le site soit prioritaire, le dossier est là aussi bloqué.
Quant au troisième site, celui de la Montagne de Romont (sept éoliennes), la situation est quelque peu différente, car il n'a pas été retenu comme étant prioritaire. Reninvest a néanmoins signé des contrats avec les propriétaires, dont les bourgeoisies de Romont et de Plagne, et a le plein soutien des autorités communales.