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Revue de presse


30.07.2011 - 24 Heures

Les éoliennes, un risque pour les chauves-souris

SUISSE - En plein débat sur les énergies, une étude va déterminer quelles menaces les éoliennes font peser sur les chauves-souris.

Les éoliennes génèrent du bruit. Le Tribunal fédéral l’a reconnu cette semaine en demandant que des études plus poussées soient effectuées. Mais les opposants avancent déjà un nouvel argument: ces moulins à vent tuent les chauves-souris. Pour en avoir le cœur net, l’Université de Berne, en collaboration avec ValEole SA, va étudier l’altitude de vol des chauves-souris de la région de Charrat-Fully-Saxon.

Cette région où la société valaisanne projette d’implanter un parc éolien abrite deux espèces rares de chauves-souris. Des détecteurs seront placés en haut d’une grue de 75 mètres afin de détecter le vol des chiroptères. Dans le cas où les petits mammifères voleraient à plus de 50 mètres d’altitude, il y aurait un risque de collision avec les rotors.

«Si le vol des chauves-souris se situe entre 50 et 100 mètres d’altitude, il faudra voir si elles sont capables de compenser cette mortalité engendrée par les collisions», précise Raphaël Arlettaz, professeur à l’Université de Berne. Il explique que certaines espèces de chauves-souris sont attirées par les grandes structures des éoliennes car elles croient pouvoir y nicher. Ce sont surtout les extrémités des pâles, qui peuvent atteindre des vitesses allant jusqu’à 300 km/h, qui happent les chauves-souris en plein vol.

Faible reproduction

En 2008, l’Office fédéral de l’environnement, en partenariat avec l’Office fédéral de l’énergie, avait déjà enquêté sur ce sujet et a montré qu’en Suisse le taux de mortalité par éolienne serait de huit chauves-souris par an. Un chiffre qui paraît a priori insignifiant, mais c’est sans compter que les chauves-souris ont un taux de reproduction très faible, avec un seul jeune par année. Pouvant vivre jusqu’à 35 ans, l’élimination, même limitée, de ces mammifères se remarque rapidement dans la biodiversité locale.

«C’est un véritable problème, remarque Pascal Moeschler, responsable du Centre de coordination ouest pour l’étude et la protection des chauves-souris. Cependant, on peut le maîtriser par des mesures adéquates. Par exemple: l’arrêt des installations lorsque le vent est faible puisque c’est dans ces moments-là que les chauves-souris volent le plus.»

Les projets de parcs d’installations éoliennes fleurissent partout en Suisse. Avec la sortie du nucléaire en vue, de nombreuses solutions énergétiques sont en permanence mises à l’épreuve. Et les critiques pleuvent. «Il y a un véritable risque pour la faune», rappelle Philippe Roch, ancien directeur de l’Office fédéral de l’environnement. «L’idéal serait de définir des zones d’aménagement du territoire où l’on implanterait des éoliennes. Il faudrait adapter le type d’éolienne à la région, en fonction de la faune», ajoute-t-il. En effet, selon leur hauteur, elles présentent un danger pour les oiseaux aussi.

Roger Nordmann, lui, pense que c’est un facteur à considérer, mais il met en garde ceux qui tomberaient dans le dogmatisme. «Il faut savoir peser les enjeux. Un accident nucléaire causerait beaucoup plus de dommages à la faune que les pales d’éolienne, s’énerve le conseiller national (PS/VD). J’aimerais bien que, dans ce pays, nous commencions à trouver des moyens pour faire avancer des projets, plutôt que de réfléchir sans cesse à comment les faire échouer.»

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