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Revue de presse


24.11.2011 - Terre & Nature

Les chauves-souris doivent-elles avoir peur des éoliennes?

AVIFAUNE - Pilotée par l’Université de Berne, une étude en cours en Valais permettra de mieux connaître l’impact des éoliennes sur les chauves-souris, grâce notamment au «batlogger», un nouveau détecteur à ultrasons high-tech.

Le soir tombe sur les vergers qui entourent Saxon (VS). Dans quelques minutes, les premières chauves-souris commenceront leur ballet nocturne, à la poursuite des insectes qui vivent à proximité des arbres fruitiers.

Chercheuse à l’Université de Berne, l’Allemande Daniela Miltner sort plusieurs boîtes noires du coffre de sa voiture, garée non loin de la sortie d’autoroute de Saxon. «Ce sont des appareils qui mesurent les ultrasons émis par les chauves-souris, explique la scientifique. A cheval entre les communes de Charrat, Fully et Saxon, ce site pourrait prochainement accueillir un parc éolien de six installations. Le but de notre étude est d’en savoir plus sur les risques de collisions entre ces petits mammifères et les pales des rotors. »

Suivi d’espèces sensibles
La campagne scientifique, qui a démarré en juin, s’est achevée à la fin du mois d’octobre, au moment où la baisse des températures ralentit l’activité des chauves-souris. «Les mesures effectuées visent à identifier les espèces qui chassent sur le site, explique le Valaisan Raphaël Arlettaz, professeur à l’Université de Berne et responsable du projet. Plusieurs sont menacées, comme le petit et le grand murin, ou comme le molosse de Cestoni. Nous savons où la plupart des colonies se trouvent, mais nous ne connaissons pas précisément l’étendue du périmètre de chasse des différentes espèces. »

Appelés «batloggers», les appareils de mesure utilisés par les scientifiques présentent de nombreux avantages: «Outre une grande autonomie au niveau des batteries, qui permet d’effectuer des mesures ininterrompues durant un long laps de temps, ceux-ci sont capables de détecter plus finement que les appareils d’ancienne génération les ultrasons et les sons émis par les chauves-souris, précise Daniela Miltner. Ils sont également équipés d’un GPS, qui associe chaque enregistrement à une position géographique précise. »

Altitude de vol: l’inconnue
La seconde inconnue à laquelle les chercheurs se sont attaqués concerne la hauteur à laquelle les chauves-souris se déplacent et chassent. «Le sujet est encore très peu connu, relève la scientifique allemande. Or, c’est une question fondamentale, si l’on veut estimer avec précision la probabilité du risque de collision entre les chauves-souris et les pales des éoliennes. » Une étude réalisée par l’Office fédéral de l’environnement en 2008 a montré que chaque rotor provoque la mort de huit chauves-souris par an en moyenne. «Ces animaux se multipliant lentement, la perte d’un seul individu peut poser problème pour certaines des espèces rares qui fréquentent le site de Saxon», rappelle Raphaël Arlettaz.

Au début de la campagne, l’Université de Berne a donc installé au milieu des vergers une grue de 75 mètres, équipée de 12 batloggers. Echelonnés entre le niveau du sol et une hauteur de 65 mètres, ceux-ci ont permis d’enregistrer avec précision l’altitude de vol des chauves-souris. «Nous avons également installé des anémomètres pour effectuer des mesures de vent. Selon sa vitesse, les chauves-souris peuvent renoncer à voler à leur altitude habituelle, afin d’éviter de gaspiller de l’énergie inutilement», souligne encore le professeur valaisan.

Etude pionnière en Suisse
Les données recueillies seront analysées ces prochains mois par les chercheurs de l’Université de Berne, qui procéderont à des recoupements entre l’altitude de vol et la répartition des espèces sur le site de Saxon. «Grâce à des logiciels informatiques spécialisés, nous pourrons déterminer avec exactitude à quelle espèce correspondent les fréquences sonores que nous avons enregistrées durant la campagne», se réjouit la chercheuse Daniela Miltner. Des résultats préliminaires devraient être disponibles d’ici au printemps prochain. En attendant les conclusions définitives, attendues fin 2012.

Si plusieurs études sur l’impact des éoliennes sur les populations de chauves-souris ont été menées aux Etats-Unis, celle de l’Université de Berne est une première en Europe. Elle permettra d’affiner les recommandations pour la planification d’installations éoliennes émises par la Confédération. Le promoteur ValEole SA, qui a cofinancé l’étude en cours, attend les résultats avec autant d’impatience que les associations pour la protection des oiseaux, qui comptent parmi les opposants les plus farouches aux projets éoliens. «Ces résultats n’auront aucun effet contraignant, précise toutefois Raphaël Arlettaz. Nous ne pourrons qu’émettre des suggestions permettant de concilier l’exploitation de l’énergie du vent et la protection des chauves-souris. On pourrait imaginer qu’en dessous d’une certaine vitesse de vent, les installations soient stoppées afin d’éviter tout risque de collision. Mais au final, ce sera aux politiciens et aux exploitants de décider. »

Note: + D’INFOS Université de Berne: www. unibe. ch

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Bon à savoir Les oiseaux, victimes aussi

Il n’y a pas que les chauves-souris qui sont menacées par les éoliennes. «Trois grands groupes d’oiseaux sont touchés, rappelle François Turrian, directeur de l’Association suisse pour la protection des oiseaux ASPO/Birdlife.Le premier est constitué par les grands oiseaux planeurs,

dont font partie les rapaces diurnes, ainsi que les cigognes. En prenant les courants thermiques ascendants, ceux-ci sous-estiment la vitesse de rotation des pales et entrent en collision avec elles. »

Le second groupe concerne les migrateurs. «Plusieurs modèles existants montrent qu’entre 1 et 5% des oiseaux heurtent les pales, poursuit François Turrian. Pour le seul parc éolien construit sur les crêtes du Schwyberg (FR), cela représente potentiellement 5000 collisions mortelles par an. »

Enfin, le troisième groupe d’oiseaux vulnérables est celui des nicheurs: «Le tétras-lyre, le grand tétras et les rapaces nocturnes, qui vivent dans les Préalpes, sont en particulier concernés», conclut le directeur de l’ASPO.

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