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Revue de presse suisse


17.11.2012 - Economie Matin

Les Jurassic parcs éoliens : le début de la fin

- 83% - Par Ludovic Grangeon , Partenaire fondateur de « Parménide »

Les signes les plus apparents commencent avec les indicateurs financiers publics des acteurs de l’éolien. Le leader mondial, Vestas, voit le cours de ses actions chuter de 83 % en un an (à la date d'écriture de cet article).. Les licenciements, d’abord annoncés par centaines, tombent par milliers : d’abord 1650 emplois, puis 2200 et 2000 supplémentaires dans le second semestre 2012.

La chute est tellement grave que Vestas a disparu de l’indice MSCI de la bourse de Copenhague fin mai dernier après avoir été l’une des valeurs phares de cet indice, avec 65 % de chute en 2011, et encore 35 % en 2012. Après avoir coté jusqu’à 700 DKK en 2009, Vestas vaut 4% de sa valeur de 2009 : l’action est aujourd’hui divisée par …25 ! à 30 DKK et en-dessous. Les évolutions boursières se ressemblent, montrant que la conjoncture est générale. La comparaison des deux principaux opérateurs pesant 40 % du parc français est révélatrice, les courbes sont quasiment identiques et tendent vers zéro.

Les autres leaders emboitent le pas : l’Espagnol Gamesa a été obligé de changer brutalement son président au mois de mai après une descente aux enfers de près de 90 % de son titre, dont 80 % pour la seule dernière année. Sur ses 23 usines, elle n’envisage d’en garder que quelques-unes . EDP, présenté comme 4ème mondial, plonge à son tour de 35% après avoir bénéficié d’un retard de conjoncture, et il prend la même pente, à peine mieux rattrapé par ses nouveaux actionnaires chinois qui s’en servent comme d’un cheval de Troie. Nordex l’allemand s’effondre à son tour de près de 60 %. Même l’atypique Enercon vient de procéder à une mystérieuse opération de transfert de la totalité de son capital à une fondation « pour préserver l’avenir ». Quant à Alstom, sa « croissance » sur un hypothétique éolien se traduit en fait par une dégradation de son secteur énergies renouvelables, dont les perspectives sont perçues comme « léthargiques » par les analystes qui dégradent le groupe de stable à négatif pour les deux prochaines années, comme Standard and Poor’s dernièrement.

Les gros sinistres interviendront après les élections américaines, parce qu’il est impossible d’annoncer la suppression des « PTC » (subventions aux énergies renouvelables) avant cette date, mais le compte à rebours a déjà commencé. Le marché américain représentait jusqu’à présent une activité de base dont le brusque ralentissement va déclencher le reste. De nombreuses banques d’affaires associées à des opérateurs industriels commencent à publier des mémorandums sur la meilleure façon de récupérer pour une bouchée de pain ces opérateurs dès 2013, et les faire évoluer vers des sociétés de maintenance. La casse en emplois sera importante mais beaucoup moins que prévu, alors qu’on n’avait atteint au mieux que 15% à peine des chiffres de création d’emplois annoncés dans l’euphorie initiale. Avec une certaine mauvaise foi, les industriels éoliens parlent de pertes d’emplois sur les objectifs et non sur le réel, dans un rapport de 1 à 6. En France, après avoir affirmé peser 60 000 emplois à terme, le Syndicat des Énergies Renouvelables parle de 11 000 emplois, pour finalement avouer que 1000 emplois sont menacés par la crise de l’éolien. Où est le vrai chiffre ? Quelles sont les statistiques officielles qui le prouvent ?

Chez les opérateurs, le son de cloche résonne de la même façon. Un opérateur éolien germano danois, Scan Energy, a provoqué en 2011 à lui seul la neuvième défaillance en un an d’une banque danoise, Mors Fjordbank qui venait pourtant d’être restructurée.

Au Royaume Uni, parmi d’autres exemples, la profession a tout fait pour dissimuler le désarroi de l’opération de Clyde avec des cessions puis des renflouements entre opérateurs et diverses manipulations entre Vestas et Siemens, assortis d’un blocage des 130 ouvriers du personnel de Skykon, pour plus de 30 éoliennes. En Allemagne, les promesses de taxe sur l’énergie ont dépassé l’objectif de 400% et seulement à mi-chemin des réalisations prévues, avec en plus la nécessité de construire rapidement des centrales à charbon pour sécuriser l’énergie à proximité des villes, comme à Cologne récemment. En France, en Grande Bretagne, les tarifs explosent, et démentent toutes les prévisions optimistes sur le véritable coût de l’électricité éolienne, multiplié par trois par rapport aux prévisions en seulement quelques années, oubliant les promesses des industriels de baisser rapidement les coûts.

Le site britannique Uswitch.com recense chaque année des augmentations d’électricité à deux chiffres pour un total de 156 % en seulement 7 ans. Sept millions de ménages atteignent désormais la « précarité énergétique » en Grande Bretagne et 9 ménages sur 10 devront procéder à des restrictions d’énergie l’hiver prochain. Les compagnies écossaises, largement pourvues en éolien « haute performance » sont parmi les plus fortes hausses. En octobre 2011, un rapport stratégique de KPMG pour le Gouvernement démontrait un surcoût de 35 milliards de £.

Par ailleurs, plusieurs sites Internet dont « savevestas » rappellent les décès d’ouvriers survenus sur les dangereux chantiers, soigneusement occultés, et les 625 emplois perdus depuis 2009 sur l’île de Wight, dans la disparition de la seule usine britannique pour éolienne. Au même moment, le Gouvernement britannique, sous la pression d’intérêts et de groupes d’influence, claironnait qu’il s’agissait des emplois de l’industrie de demain et accordait à cette branche des avantages fiscaux inouïs… Cette grève coriace avec occupation de l’usine et actions en justice sur une longue période depuis 2009 a été bizarrement quasiment passée sous silence, alors qu’elle est l’un des conflits sociaux les plus graves des dernières années au Royaume Uni.

En France, le principal fabricant de mâts d’éoliennes à Longvic est en redressement judiciaire. Plusieurs opérations d’éoliennes le sont également, dont la plus ancienne dans le Limousin « ne devait passer sous ce statut que quelques semaines » depuis 2010 !....(Peyrelevade). Appâtés par l’aubaine, les promoteurs donnent l’ordre à leurs bureaux d’études d’optimiser au maximum les études de vent, mais ceux qui n’ont pas d’autres moyens se retrouvent confrontés à des productions désastreuses, comme Peyrelevade par exemple dans le Limousin. Plusieurs cas de mise en examen pour corruption ou de prise illégale d’intérêts ont déjà été mis à jour, comme sur l’opération d’Ally Mercoeur par exemple. Plus d’une centaine d’opérateurs éoliens français sont classés en situation de fragilité dangereuse par les sociétés de suivi des entreprises et d’analyse de risque. Wind technics, l’une des principales sociétés de maintenance d’éoliennes avec près de 80 salariés, France Eoliennes, Easy Eoliennes, Alizeo, etc.. ont été mises en liquidation, avec de fréquentes suites judiciaires.
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Ludovic Grangeon

Ludovic Grangeon est partenaire fondateur de « Parménide », réseau d’appui à l’innovation sociale de l’entreprise, Président de l’Adermob, association de développement local et durable en Auvergne
Promoteur de l’axe «Entrepreneuriat de l’économie sociale» à l’ESDES Lyon, également membre du comité stratégique national Afnor management et services.

Il a successivement exercé dans l’aménagement du territoire, les collectivités locales, en France et auprès de gouvernements de pays émergents, puis à la Caisse des Dépôts et Consignations en région et à la direction générale Paris (affaires internationales et recherche), gérant de portefeuille industriel dans un groupe international de capital risque, ensuite Président et Directeur Général de sociétés Veolia/Dalkia énergie région Sud Est, expert auditeur Afnor/Communauté Europénne, puis secrétaire Général du GIE Agirc Arrco.

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