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Revue de presse suisse


01.12.2012 - L'Impartial

"Elles sont trop proches des maisons!"

MONT-SOLEIL - Les habitants de la Montagne du Droit de Sonvilier s'opposent à l'extension du plan directeur des parcs éoliens, plusieurs éoliennes étant prévues sur leur lieu d'habitation.

Le 5 décembre prochain, les associations régionales Jura-Bienne et Centre-Jura tiendront une assemblée générale extraordinaire. Le principal point à l'ordre du jour est l'approbation de la révision du Plan directeur des parcs éoliens (PDPE) du Jura bernois, qui avait été adopté en 2008. La révision qui sera soumise aux délégués porte notamment sur l'extension du périmètre du parc éolien de la société Juvent. Celle-ci envisage en effet d'implanter de nouvelles éoliennes - entre deux et quatre - plus à l'ouest, dans la zone de la Montagne du Droit de Sonvilier.

Un projet qui ne plaît pas du tout aux habitants du site. Ils ont constitué un groupe de travail intitulé "Groupe de Mont-Soleil pour les énergies renouvelables" afin de défendre leurs intérêts et cinq des membres ont présenté hier leurs arguments à la presse.

Pierre-Yves Vuilleumier relève tout d'abord que l'extension de la zone porte sur quelque 680 hectares, "soit 28% de la surface totale de Sonvilier, qui est la 2e plus étendue de tout le Jura bernois" . Le problème, explique-t-il, c'est que dans cette zone, pas moins de 30 maisons sont habitées à l'année, il y a également une école pour les élèves jusqu'en 6e de Mont-Soleil et de La Chaux-d'Abel, ainsi qu'une dizaine de résidences secondaires.

Distance insuffisante

En fait, relève Clemens Ruben, la densité d'habitations est trop grande pour implanter des éoliennes: "Toutes nos habitations forment comme un village dispersé!" Selon les recommandations de l'Association régionale Jura-Bienne (ARJB), qui a réalisé le PDPE, il faudrait une distance d'au moins 500 m entre les éoliennes et les premières habitations. En Allemagne, il faut même 1000 m, insistent les membres du groupe. Or, en implantant simplement trois éoliennes, la distance n'est que de 350 m. "C'est totalement insuffisant. J'habite à près d'un kilomètre de celles existantes, et je les entends déjà" , commente Clemens Ruben. "Moi qui habite à peut-être 400 m, je suis obligée de fermer les fenêtres la nuit" , ajoute Sandrine Stauffer. Quant à Pierre-Yves Vuilleumier, dont la maison se situe à presque 500 m d'un des aérogénérateurs, il estime que "cette distance est l'extrême limite".

Tout comme les autres membres du groupe de travail, Ulrike Minker précise qu'elle n'est pas une opposante à l'énergie éolienne: "La majorité d'entre nous y est même favorable, mais pas à si faible distance des habitations" . Ce qui les dérange également, c'est le manque de transparence de Juvent. Le promoteur dit qu'il a informé la population de son projet, mais ce n'est pas exact, car seuls quelques habitants ont été approchés. De plus, il est resté très flou quant au nombre d'aérogénérateurs qui seraient érigés, les chiffres allant de deux ou trois jusqu'à huit. "En fait, ce n'est que lors de la soirée d'information publique de juin dernier organisée par l'ARJB sur la révision du PDPE qui nous avons véritablement été mis au courant de ce projet et que nous avons pris conscience de son impact, raison pour laquelle nous avons créé ce groupe de travail", explique Pierre-Yves Vuilleumier.

Le groupe s'est penché sur la documentation existante, analysant plus particulièrement la question des distances. "Nous avons ensuite convié tous les habitants du périmètre, ainsi qu'un représentant du Conseil municipal pour une première séance d'information afin de permettre à chacun de se faire une idée" , indique Sandrine Stauffer. Pour faire connaître son point de vue, le groupe de travail a également écrit une lettre à l'ARJB, ainsi qu'au Conseil municipal de Sonvilier.

Non presque unanime

En vue de l'assemblée de mercredi, le groupe a convié les gens concernés cette semaine à une seconde assemblée et organisé un vote consultatif à bulletin secret. "Sur les 27 votants, une écrasante majorité s'est prononcée contre l'implantation de ces éoliennes" , assure-t-elle. Il est certes trop tard pour faire modifier le PDPE, mais s'il est accepté, le groupe entend bien poursuivre sa lutte en essayant de faire retirer le périmètre lors de la prochaine révision du PDPE, ou lorsque le plan d'affectation local sera mis à l'enquête. Ou peut-être que d'ici là, de nouvelles technologies apparaîtront, imagine Sandrine Stauffer, à l'instar du prototype d'éolienne qui va voir le jour à Coire. Il se présente sous forme d'une tour dont la partie mobile dotée d'ailettes tourne sur elle-même grâce à la force du vent.

En fait, précise Pierre-Yves Vuilleumier, "si nous sommes opposés à ce projet, nous sommes en revanche pleinement favorables au développement des énergies renouvelables, comme le solaire ou la biomasse. Nous avons proposé à Juvent de couvrir les toits de nos maisons de panneaux photovoltaïques, mais ça ne l'intéresse pas."

Du côté du Conseil municipal, le maire Bernard Meyer se dit conscient de ce problème de distance, mais il précise que la commune n'a pas pris position sur le PDPE, "l'assemblée communale se prononcera lorsqu'on en sera au stade du plan d'affectation local" . Mais le PDPE est à l'ordre du jour de la réunion du Conseil municipal de lundi qui donnera la position de la commune en vue de l'assemblée extraordinaire de mercredi prochain.

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