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Revue de presse suisse


25.02.2014 - Tribune de Genève

La filiale Ennova réclame 176 millions aux SIG

SIG - ENNOVA - GENEVE - ARC JURASSIEN - La société éolienne veut des dommages-intérêts. Un tribunal privé tranchera le litige.

Aucune hélice ne tourne mais les bourrasques colériques ne cessent d’ébranler les relations des Services Industriels de Genève (SIG) et de leur filiale à 20%, Ennova, spécialisée dans l’énergie éolienne. Dernier épisode en date: Ennova déclenche une procédure d’arbitrage pour exiger de la régie publique genevoise, «notamment», 176   millions de francs en dommages-intérêts. La relation d’affaires conflictuelle a déjà motivé, le 12   septembre, la démission du directeur général des SIG et la mise sous enquête de deux autres de leurs cadres.

Dans un communiqué diffusé hier après que la Tribune de Genève a révélé la procédure, Ennova et ses actionnaires majoritaires (les Tessinois de la firme RenInvest) se disent «ulcérés et lassés des accusations infondées, qui ont gravement endommagé la réputation d’Ennova», «du non-respect des contrats signés et de la dramatique incapacité de décision des SIG». Une conférence de presse pourrait avoir lieu la semaine prochaine.

Accusations et réfutations

«Il nous faut corriger les affirmations erronées que les SIG ont diffusées en s’adressant à la presse le 12 septembre, argue Nicolas Rouiller, avocat d’Ennova. Ils se sont alors livrés à des appréciations calomniatrices qui affectent beaucoup Ennova et sa capacité à se financer auprès d’autres personnes que ses propres actionnaires. Ennova devait, après avoir obtenu l’autorisation de construire des parcs éoliens, toucher des redevances. Les difficultés rencontrées en raison de la politique de communication des SIG et des violations contractuelles expliquent l’exigence de dommages-intérêts. »

Selon l’avocat, cette procédure arbitrale privée, prévue par le contrat liant les deux parties, devrait prendre de six à neuf mois. Quant à Ennova, qui a englouti 46   millions de francs fournis par les SIG sans produire encore une seule éolienne, elle fonctionnerait encore, mais «avec le soutien de ses actionnaires autres que SIG».

Les audits commandés par les SIG et leur département de tutelle l’an dernier ont démontré la mauvaise gestion du dossier par la régie publique et l’aspect déséquilibré du contrat Juel 3 qui la lie à Ennova. Les SIG portent tous les risques de financement et de rentabilité, les avantages étant portés «principalement» par les actionnaires privés d’Ennova, a estimé le cabinet Ernst & Young.

Le président du conseil d’administration des SIG, Alain Peyrot, n’admet aucun tort: «Il y a eu des dérapages médiatiques des deux côtés, mais de là à prouver un dommage et à le chiffrer, il y a un pas qui me surprend, lâche-t-il. Nous sommes à la fois actionnaire, créancier et seul client d’Ennova: comment leur causerions-nous un tort financier?»

Un divorce raté et houleux

Les SIG ont raté leur divorce à l’amiable avec leur filiale, annoncé fin octobre. L’accord était impraticable: les SIG y cédaient à Ennova le parc éolien de Delémont alors que le contrat initial qu’ils avaient conclu avec la capitale jurassienne était incessible. «Ce n’était qu’une péripétie, réplique Alain Peyrot. Les actionnaires majoritaires d’Ennova devaient surtout verser 15 millions pour racheter notre part de 20%, ce qu’ils n’ont pas fait. »

Les pourparlers entre les deux parties ont repris en janvier. Dans quel but? «Nous étudions tous les scénarios possibles, dont le divorce, révèle Alain Peyrot. Racheter leur part est une voie, comme l’est un rachat de la nôtre. »

Très impliqué depuis cet automne dans le dossier, Eric Stauffer bouillonne. Il renoncera à briguer ce printemps un siège au conseil d’administration des SIG afin de préserver sa liberté de parole: «Je suis frappé par leur incompétence, tonne le député MCG. Le pire qui pourrait arriver, c’est qu’une société étrangère mette la main sur Ennova – et donc sur une bonne part du potentiel éolien suisse – et que le contribuable genevois soit alors forcé de jouer la banque. Des centaines de millions de francs sont en jeu. »

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