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Revue de presse suisse


03.06.2016 - Le Temps

Affaire de corruption: «Les SIG portent une responsabilité morale»

GENEVE - Pour le premier procureur Stéphane Grodecki, les dirigeants des Services industriels de Genève ont laissé pourrir la situation pour des raisons commerciales. Il a requis une peine de 2 ans de prison avec sursis contre l’ancien cadre de la régie et de 18 mois avec sursis contre le spécialiste tessinois de l’éolien.

«Des actes de corruption dignes d’une république bananière». A l’heure de son réquisitoire, le premier procureur Stéphane Grodecki a eu des mots sévères pour l’ancien cadre des Service industriels de Genève (SIG) et le spécialiste tessinois des éoliennes, accusés d’avoir trempé dans une affaire de pots-de-vin. Mais le Ministère public a aussi sèchement critiqué la grande régie publique «qui a laissé pourrir la situation et qui porte une responsabilité morale dans ce dossier».

Le silence des SIG

D’emblée, le parquet a précisé que ce procès n’est pas celui de l’énergie propre ou d’une fuite en avant des SIG même si le dieu Eole «a rendu les gens fous». C’est le procès de la corruption. Le premier volet — une demande de dessous de table de 100 000 francs dénoncée par une société valaisanne — était déjà connu de longue date par la régie publique.

«La direction savait et a choisi le silence pour des raisons commerciales. On a simplement déplacé P. avec une augmentation de salaire. Les SIG auraient pu et dû éviter le second volet». Celui qui implique la société tessinoise Reninvest et qui vaut à son patron une accusation pour corruption active.

Pire. Le premier procureur estime que rien n’a vraiment évolué après cette affaire. «Le responsable juridique, qui était au courant, a toujours des fonctions dirigeantes au sein des SIG. La culture d’entreprise n’a pas encore changé», a souligné Stéphane Grodecki. Il a ainsi demandé aux juges de réduire les prétentions civiles des SIG dans cette affaire vu la faute concomitante.

Défense fantaisiste

Quant aux dénégations du principal prévenu, le Ministère public les qualifie de totalement fantaisistes. Pourquoi le responsable d’une société et son avocat viendraient mettre en cause l’ancien cadre des SIG et faire ensuite des déclarations mensongères en justice? Invraisemblable, soutient le parquet.

Tout aussi improbable, selon le Ministère public, cette histoire de bouquin qui a coûté plus de 1000 francs la page alors que l’essentiel a été plagié. Rien dans ce livre, intitulé «Les pionniers de l’éolien», ne justifiait le versement de 180 000 à son auteur qui n’était autre que l’épouse de l’ex-cadre des SIG et employée de Reninvest.

Interdiction de travailler

Pour Stéphane Grodecki, le Tessinois a versé cet argent pour «payer son agent double» au sein des SIG. «Il fallait rémunérer ou remercier celui qui prenait position pour sa société lors des contrats». Un faisceau d’indices le démontre.

Contre ceux qui ont sali l’image du service public pour se remplir les poches, le parquet a requis des peines de 2 ans et 18 mois de prison avec sursis. Il a aussi demandé pour tous deux une interdiction de travailler dans les administrations publiques de Suisse. La partie plaignante et la défense vont encore plaider aujourd’hui. Le jugement est attendu le 8 juin.

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