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Revue de presse suisse


18.10.2016 - L'IMpartial

Des pro-éoliens virent opposants

MONTAGNE DE BUTTES - Propriétaires terriens écartés par les développeurs.

C’est inattendu, mais le premier partisan de l’éolien sur la Montagne de Buttes fait aujourd’hui partie des opposants au projet de parc sur cette même montagne. La famille propriétaire d’un important domaine, dit du Mont des Verrières, avait en effet mené des tests de vent dès 1986. Leurs terres mises de côté par les développeurs du parc, ces propriétaires – qui désirent rester anonymes – dénoncent le processus ayant mené à leur exclusion, sur fond de conflits de voisinage.

Jusqu’au début 2015, les différentes planifications – de la société Alpine Wind d’abord puis des actuels développeurs Groupe E Greenwatt et les Services industriels genevois – prévoyaient jusqu’à trois mâts sur le domaine du Mont des Verrières. Mais le changement de développeurs a marqué aussi le début des problèmes pour ces propriétaires.

Conciliation ratée

Après le départ de l’éolienne S2 de leurs terres, déplacée car trop proche des habitations françaises du Tillau, indique Groupe E Greenwatt, l’emplacement de l’éolienne S7 a à son tour fait alors l’objet d’une opposition de la part de la famille voisine. «Elle était trop près de chez mon fils», confirme l’agriculteur Tony Wieland.

Après des pourparlers stériles – les voisins ne s’entendant pas du tout –, une ultime conciliation est alors tentée par la société d’exploitation Verrivent, conciliation que le porte-parole de la famille propriétaire qualifie aujourd’hui de «diktat».

«On nous a dit: ‘Bonjour, je veux vos terres’! Les promoteurs se sont rattachés à la cause de nos voisins, par peur qu’ils fassent capoter le projet.» Pour lui, leur mise de côté est à voir comme «une mesure de rétorsion» au fait qu’ils n’ont pas cédé leurs terres à leurs voisins, lorsque ceux-ci leur ont précédemment proposé de les louer ou de les acquérir. Pour preuve, il cite les oppositions qu’il a reçu lorsque sa famille a décidé de passer la gestion de leurs terres en alpage.

Ces accusations, Jean-Michel Bonvin, directeur de Greenwatt et président du conseil d’administration de Verrivent, les réfute: «Je n’ai pas privilégié quelqu’un, mais bien les possibilités de construire le parc. Nous avons voulu dépassionner le débat durant cette conciliation. D’un côté, ils voulaient les éoliennes et leur argent, de l’autre de l’herbe et des terres à exploiter. En proposant de devenir le gestionnaire du domaine du Mont des Verrières (réd: et ainsi laisser la famille Wieland exploiter une partie du domaine), nous pensions pouvoir trouver un accord.»

Au sortir de la séance, les deux versions divergent. Pour les propriétaires du domaine, la porte restait ouverte pour des discussions alors que pour le groupe électrique, un accord avait été trouvé. Le changement d’affectation du domaine faisait ensuite comprendre à Greenwatt que sa proposition n’avait pas été suivie. Et comme dans le même temps, les Wieland acceptaient les mesures de compensations écologiques sur leurs terres, ils se révélaient être des partenaires «plus fiables» selon les mots de Jean-Michel Bonvin.

Dès lors, la direction de Greenwatt a décidé de déplacer également l’éolienne 5, qui se trouvait encore sur le fameux domaine. «Une décision entrepreneuriale. Avec un voisin qui fait opposition, on peut avancer. Avec un opposant au sein du projet, cela devient invivable», argumente le directeur.

Un pot commun?

Les propriétaires, qui s’étonnent que les trois éoliennes prévues chez eux aient passé sur des terres exploitées par la famille Wieland, ont donc fait opposition au projet lors de la mise à l’enquête et comptent aller au tribunal si les promoteurs ne revoient pas leur copie. «Nous aurons les inconvénients sans les avantages. Nous demandons que les bénéfices soient répartis entre tous les riverains concernés. Pour nous, c’est une base pour faire bien accepter un parc éolien. Parce que là, en privilégiant les uns vis-à-vis des autres, les développeurs ont tout faux.» Il cite en exemple ce qui vient de se passer à Saint-Brais, où un incendie intentionnel a touché un parc éolien contesté dans le voisinage.

Une demande à laquelle les développeurs du parc ne peuvent donner suite... à leur plus grand regret. «Une clé de répartition comme à La Joux-du-Plâne nous simplifierait beaucoup la vie. Mais lorsque nous avons repris le projet, nous avons posé la question aux propriétaires susceptibles d’héberger une éolienne. Et seulement deux étaient prêts à jouer le jeu d’un pot commun», explique Laurent Scacchi.

Le désormais opposant était un des deux.

_________________________

Une éolienne? 18 000 fr. par an

Le propriétaire qui héberge une éolienne recevra 2,5% des recettes de l’aérogénérateur. «Soit 18 000 francs bruts environ», estime Laurent Scacchi. Sur cette somme, soumise à l’impôt, le canton devrait prendre 20% au titre de plus-value immobilière. Pour les agriculteurs, tout n’est pas que bénéfice. En raison des chemins d’accès ou des compensations écologiques, ils perdront quelques terres agricoles, et donc des revenus, explique Tony Wieland.

«Il n’y a pas de conflits d’intérêts»

Les opposants au parc éolien l’avaient déjà fait remarquer: cinq éoliennes sont aujourd’hui projetées sur les terres de la famille Wieland, alors que Jean-Bernard Wieland, frère et oncle des propriétaires terriens, siège au Conseil communal des Verrières et ainsi au comité de pilotage du projet. Comme les Travers du vent, le propriétaire du domaine du Mont des Verrières parle aujourd’hui de conflit d’intérêts.

Ce à quoi le directeur de Groupe E Greenwatt Jean-Michel Bonvin s’oppose fermement. «Les Travers du vent ont tout faux. Les décideurs politiques n’ont pas eu la vision du cadastre. Ils valident les options que nous avons prises.» Et de préciser: «Nous étions bien conscients de la problématique des frères Wieland. C’est justement mon travail que de les préserver de ces décisions. J’aurai flingué mon propre projet si l’on impliquait le frère politicien dans l’élaboration des plans.»

Sur les plans, les éoliennes ont été déplacées vingt fois

Le positionnement exact des 19 éoliennes projetées sur la Montagne de Buttes n’est arrêté que depuis le début de la mise à l’enquête publique cet été. Avant ceci, ce ne sont pas moins de 20 layouts – avec 20, puis 19 éoliennes – qui ont été présentés par les promoteurs du parc, depuis la reprise en main des projets par Groupe E Greenwatt et les Services industriels genevois en 2013. Chaque mouture intègre des modifications d’emplacement(s) à la suite des rencontres avec les agriculteurs, les protecteurs de la nature ou d’autres participants à l’élaboration du projet.

Pour placer ses éoliennes sur la carte, «la première chose à prendre en compte, c’est évidemment la présence de vent», entame Laurent Scacchi, chargé d’affaires éolien chez Groupe E Greenwatt. Ensuite, une kyrielle de facteurs sont examinés, à commencer par les zones inconstructibles. «A Neuchâtel, le canton ne permet pas de construction dans la forêt, et il y a une zone tampon de trente mètres autour.» Toujours au niveau du cadastre, il faut évidemment avoir l’accord des propriétaires fonciers pour planter des mâts sur leur terrain. A ce niveau-là, ses accords ne donnent pas «droit» à une éolienne, mais servent davantage à exclure les terrains où les propriétaires ne veulent pas de mâts.

L’étape suivante à prendre en compte concerne les habitations. Il convient ici de respecter l’ordonnance sur le bruit ainsi que les questions d’ombrage. Une distance est également à respecter entre les différents aérogénérateurs, pour éviter qu’ils ne se «cannibalisent le vent».

C’est à ce moment-là que les biologistes entrent dans le processus. Leurs études mettent en avant les biotopes à protéger, que ce soit au niveau de la faune – oiseaux, chauves-souris... – ou de la flore.

De nombreux autres paramètres qui peuvent encore tout changer sont alors pris en compte. Citons l’intégration paysagère, diverses obligations techniques vis-à-vis de l’armée de l’aviation civile ou de Météo suisse (notamment des questions d’ondes radar), le raccordement électrique ainsi que les accès. Un point sensible, puisqu’il s’agit de minimiser les constructions tout en permettant le passage de convois exceptionnels.
Une fois que tous ces paramètres fonctionnent, il faut encore aller voir les différents partenaires – association de protection de la nature, propriétaires, riverains, etc. – qui ont encore leur mot à dire. Du coup, la marge de manœuvre pour placer un mât est restreinte. C’est uniquement à ce moment-là qu’on peut choisir une parcelle, si plusieurs terrains sont encore éligibles. Dans ce cas, «on privilégie les riverains résidents à l’année», précise Jean-Michel Bonvin, directeur de Greenwatt.

«Cette planification est un travail itératif. Chaque modification en entraîne une autre et il faut alors revérifier l’ensemble des paramètres», explique Laurent Scacchi, qui rappelle qu’environ quinze personnes en moyenne ont travaillé sur le sujet, pour des pics jusqu’à trente personnes.

En rouge, les éoliennes 2, 5 et 7 qui ont été déplacées hors du domaine du Mont des Verrières.

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